14 août 2008
Suicide de Rémy : le parquet demande une autopsie
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Le parquet de Pontoise a demandé jeudi une autopsie du corps du jeune homme de 23 ans, lourdement handicapé, qui se serait suicidé faute d'avoir reçu une autorisation d'euthanasie du chef de l'Etat.
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"Il y a un manque de précisions et des incertitudes qu'il faut éclaircir" a justifié le parquet.
"Les gendarmes sont venus mercredi pour nous annoncer que le procureur demandait une autopsie", a annoncé jeudi Jean-Pierre Salvat, le père de Rémy, confirmant une information de RTL. Rémy, jeune homme de 23 ans, lourdement handicapé, s'est suicidé dimanche dernier après avoir reçu, selon ses parents, une réponse perçue comme négative de Nicolas Sarkozy à un courrier où il demandait qu'on lui "permette de mourir". "Une autopsie a été demandée pour recherche des causes de la mort", a confirmé le parquet de Pontoise, qui précise qu'"il y a un manque de précisions et des incertitudes qu'il faut éclaircir".
L'autopsie doit avoir lieu aujourd'hui, le jour prévu des obsèques du jeune homme. "La cérémonie religieuse est maintenue", a déclaré le père de Rémy, indiquant que les gendarmes étaient partis avec le corps de son fils. Rémy Salvat a été retrouvé mort par ses parents dimanche matin. Il avait avalé une forte dose de médicaments.
"Il faut que la loi change"
"Comme Vincent Humbert, je demande à ce moment qu'on me permette de mourir pour me libérer de mes souffrances", avait écrit Rémy Salvat dans un courrier envoyé en mai dernier au président de la République. "Je sais qu'en France, il n'y a pas de loi qui permette aux équipes médicales de pratiquer l'euthanasie. Ca m'empêche de vivre en paix...(...) Il faut que la loi change !", ajoutait le jeune homme. "Le problème est que vous, Monsieur Nicolas Sarkozy, vous ne voulez pas en entendre parler. Moi, Rémy Salvat, je vous demande de laisser de côté votre avis personnel et d'arrêter d'être sourd. Vous le pouvez si vous êtes le Président de tous les Français", concluait-il. Atteint d'une maladie mitochondriale depuis l'âge de six ans, le jeune homme, qui vivait à Valmondois, dans le Val d'Oise, ne pouvait plus marcher depuis quelques mois.
Mercredi 6 août, Rémy a reçu une réponse de Nicolas Sarkozy. "Pour des raisons philosophiques personnelles, je crois qu'il ne nous appartient pas, que nous n'avons pas le droit d'interrompre volontairement la vie", a expliqué le chef de l'Etat. "Mais je ne veux pas fuir mes responsabilités (...) Je voudrais que soit privilégié le dialogue au chevet du malade, entre lui-même, le médecin et la famille, en toute humanité afin que soit trouvée la solution la plus adaptée à chaque situation", ajoutait-il.
En 1999, Régine Salvat, la maman de Rémy, avait tenté de "mettre fin aux souffrances de Rémy". Elle avait échoué et été mise en examen pour tentative de meurtre. Un non-lieu avait été prononcé. "Dans l'enregistrement sonore de quelques minutes qu'il a laissé, il nous demande de poursuivre son action pour qu'il y a un vrai débat public sur le droit à l'euthanasie et au suicide assisté, pour que d'autres ne vivent pas cela", a expliqué Mme Salvat. Il y déclare à l'adresse de Nicolas Sarkozy : "vous ne m'avez pas laissé le choix".
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Il demande en vain l'euthanasie et se suicide
- L.D. (lefigaro.fr) avec AFP
13/08/2008 | Mise à jour : 18:08 | Commentaires
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Lourdement handicapé, Rémy Salvat, 23 ans, avait écrit à Nicolas Sarkozy pour lui demander qu'on l'aide à mourir. Le chef de l'Etat avait refusé.
Lourdement handicapé, un jeune homme de 23 ans s'est suicidé dimanche à Valmondois, dans le Val d'Oise après avoir reçu une réponse de Nicolas Sarkozy à un courrier dans lequel il demandait le droit à l'euthanasie.
Rémy Salvat, 23 ans, était atteint d'une maladie mitochondriale depuis l'âge de six ans. «Ces derniers mois, il ne pouvait plus marcher, son bras lui faisait aussi de plus en plus mal», a expliqué sa mère, Régine Salvat.
Dans un court enregistrement sonore qu'il a laissé, le jeune homme demande à ses parents «de poursuivre son action pour qu'il y ait un vrai débat public sur le droit à l'euthanasie et au suicide assisté», a indiqué sa mère. Il y déclare à l'adresse de Nicolas Sarkozy: «Vous ne m'avez pas laissé le choix».
Il avait en effet écrit au président de la République en mai. «Comme Vincent Humbert, je demande à ce moment qu'on me permette de mourir pour me libérer de mes souffrances».«Je sais qu'en France, il n'y a pas de loi qui permette aux équipes médicales de pratiquer l'euthanasie. Ca m'empêche de vivre en paix. Il faut que la loi change !».
«Le problème est que vous, Monsieur Nicolas Sarkozy, vous ne voulez pas en entendre parler. Moi, Rémy Salvat, je vous demande de laisser de côté votre avis personnel et d'arrêter d'être sourd. Vous le pouvez si vous êtes le Président de tous les Français», insistait-il.
Mercredi 6 août, Rémy Salvat a reçu une réponse de Nicolas Sarkozy. «Pour des raisons philosophiques personnelles, je crois qu'il ne nous appartient pas, que nous n'avons pas le droit, d'interrompre volontairement la vie», a répondu le président de la République. «Mais je ne veux pas fuir mes responsabilités», ajoutait-il. «Je voudrais que soit privilégié le dialogue au chevet du malade, entre lui-même, le médecin et la famille, en toute humanité afin que soit trouvée la solution la plus adaptée à chaque situation».
En France, une loi de 2005 instaure, dans certains cas, une sorte de droit au «laisser mourir» par l'arrêt de tout traitement, mais ne permet pas aux médecins de pratiquer une euthanasie active.
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