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02 avril 2008
Clara Blanc, 31 ans, demande elle aussi à mourir
Elle rappelle qu'à l'issue d'un examen chez un spécialiste, en 2002, le médecin lui a annoncé :"Vous avez 25 ans, votre vie s'arrête là. Vous n'aurez pas d'enfant, vous n'avez pas d'avenir." Plus loin, elle décrit sa maladie. "Chez moi, ça se porte sur les articulations. (...) Il paraît que dans cinq ans, je serai en fauteuil électrique", dit-elle à Midi libre.
Aujourd'hui, elle vit avec l'allocation adulte handicapé dont le montant s'établit à 620 euros par mois, mais elle envisage déjà la mort. "A un moment, je pense que je serai alitée, complètement dépendante. (...) Quel est le sens de tout ça ? (...) Ce n'est pas moi, d'être un légume. Ce n'est pas ma conception de la dignité. Je ne suis pas suicidaire, je ne sais pas quand, comment je voudrai mourir, parce que je ne sais pas jusqu'où je pourrai aller, ce que je pourrai encaisser, ça dépendra à quoi je pourrai me raccrocher. Alors, qu'on me laisse le libre arbitre de ma mort."
Elle est entrée en contact avec l'association Dignitas, en Suisse, mais rappelle qu'il lui faudrait 6 000 euros pour un "suicide assisté", "un geste réfléchi qu'il faut justifier, expliquer". "Mais je sais que comme Chantal Sébire, je trouverai une issue. Cette peur de ne pas avoir le choix a arrêté de me hanter l'esprit. Ce n'est pas morbide, c'est un hymne à la vie, ça dépend ce qu'on met derrière ce mot."
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