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20 mars 2008
«Une autopsie serait honteuse»
Me Antonowicz, l'avocat de Chantal Sébire, lors d'une conférence de presse, lundi 17 mars. Photo AFP
C'est ce qu'estime l'avocat de Chantal Sébire. On ignore encore les causes exactes de la mort de cette mère de famille qui réclamait en vain l'euthanasie.
AFP
LIBERATION.FR : jeudi 20 mars 2008
«S’ils font l’autopsie c’est honteux. Si Mme Sébire s’était jetée dans le canal tout proche de son appartement il n’y aurait pas eu d’enquête et là ils feraient une autopsie comme ils l’ont faite pour le fils de Marie Humbert», a déclaré ce jeudi matin Me Antonowicz, l'avocat de Chantal Sébire, retrouvée morte mercredi soir à son domicile de Plombières-les-Dijon (Côte-d’Or).
Me Antonowicz, qui est également l’avocat de l’association ADMD (association pour le droit de mourir dans la dignité) qui promeut le droit à l’euthanasie active, a défendu la semaine dernière la requête en justice de Chantal Sébire, qui réclamait le droit à l’euthanasie active devant le tribunal de grande instance de Dijon.
Le procureur de la République de Dijon, Jean-Pierre Alacchi, a indiqué jeudi matin qu'en l'état actuel des investigations il n'y avait «pas d'éléments suffisants» pour déterminer les causes de la mort de Chantal Sébire, dont «l'apparence externe du corps ne présentait pas de particularité».
De son côté, Marie Humbert, qui avait noué des relations avec Chantal Sébire avant le décès de celle-ci, s'est dite sur France Inter convaincue qu'elle avait mis fin à ses jours. «Ça fait cinq ans que je demande des exceptions d'euthanasie (...) et tout ça pour en arriver là, à une femme qui, toute seule chez elle, se suicide. Je trouve ça vraiment trop difficile.»
Marie Humbert, qui avait bénéficié d'un non-lieu après avoir aidé avec un médecin son fils tétraplégique à mourir en 2003, et appelle à «ce que les choses changent» dans la législation, s'est dite «soulagée parce je me dis qu'elle ne souffre plus. Mais j'ai une grande colère parce que je me dis: "Encore quelqu'un qui a été obligé de se cacher pour mourir, et mourir toute seule"».
Le procureur de la République de Dijon, Jean-Pierre Alacchi, a indiqué jeudi matin qu'en l'état actuel des investigations il n'y avait «pas d'éléments suffisants» pour déterminer les causes de la mort de Chantal Sébire, dont «l'apparence externe du corps ne présentait pas de particularité».
De son côté, Marie Humbert, qui avait noué des relations avec Chantal Sébire avant le décès de celle-ci, s'est dite sur France Inter convaincue qu'elle avait mis fin à ses jours. «Ça fait cinq ans que je demande des exceptions d'euthanasie (...) et tout ça pour en arriver là, à une femme qui, toute seule chez elle, se suicide. Je trouve ça vraiment trop difficile.»
Marie Humbert, qui avait bénéficié d'un non-lieu après avoir aidé avec un médecin son fils tétraplégique à mourir en 2003, et appelle à «ce que les choses changent» dans la législation, s'est dite «soulagée parce je me dis qu'elle ne souffre plus. Mais j'ai une grande colère parce que je me dis: "Encore quelqu'un qui a été obligé de se cacher pour mourir, et mourir toute seule"».
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