« 2007-11 | Page d'accueil
| 2008-02 »
22 janvier 2008
Le choix de Jean
le jeudi 24 janvier à la télévision sur France 2 à 23h30 projection du film "le choix de Jean"
atteint d'un cancer en phase terminale, Jean Aebischer a choisi de programmer sa mort, avec l'assistance de médecins suisses. En accompagnant, avec pudeur et dignité, les derniers mois de sa vie, Stéphanie Malphettes et Stéphan Villeneuve livrent une chronique poignante, véritable plaidoyer en faveur du libre arbitre.
ADMD-Vannes
19:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02 janvier 2008
Lettre de Philippe Bisson, adhérent de l'ADMD-Morbihan, à Madame Roselyne Bachelot, ministre de la santé (24.10.2007)
Madame la Ministre,
Mandatée par Monsieur Philippe DOUSTE-BLAZY pour évaluer l'avancement des soins palliatifs en France, Madame de HENNEZEL vient de vous remettre son rapport, dont j'ai pris connaissance sur le site Internet de La Croix.
D'abord offusqué par certains éléments de son contenu, j'ai ensuite décidé de chercher à en faire une analyse constructive.
Oui, en dénonçant les insuffisances du développement des soins palliatifs dans les régions, Marie de HENNEZEL fait oeuvre utile et je l'en remercie. Il ne manque dans ce rapport ni la faiblesse de la culture palliative du monde médical, ni sa méconnaissance des textes réglementaires et en particulier de la Loi LEONETTI, ni l'omission des bonnes pratiques en fin de vie, ni l'oubli des aspects psychologiques de la souffrance des mourants dans l’organisation de leurs soins. On peut même trouver Madame de HENNEZEL globalement sévère à l'égard d'un corps de soignants qui est, de mon point de vue, aussi hétérogène que tous les autres corps de métier, et qui comprend beaucoup de personnes soucieuses de respecter la loi, compétentes, humaines, voire généreuses
Oui, en dénonçant l'insuffisance des financements et des structures palliatives, qu'il s'agisse du nombre d'unités de soins palliatifs, de lits identifiés, d'équipes mobiles, d'infirmières de nuit et de médecins, Madame de HENNEZEL fait oeuvre utile. Je l'en remercie.
Après avoir rappelé les progrès techniques récents des soins palliatifs, rappelé le vote de la loi qui en a fait un droit du patient en 1999, rappelé les efforts des derniers Ministres-Médecins pour les développer, Marie de HENNEZEL s'écrie néanmoins: Meurt-on pour autant dans des conditions de dignité et d'humanité dans notre pays ? Rien n'est moins sûr! Merci à Madame de HENNEZEL, de s'en faire le témoin. D'autant qu'elle est un témoin accrédité, ce qui n'est pas mon cas.
Mais venons en maintenant aux passages du rapport qui m'ont offusqué. Ils concernent le problème important dont Madame de HENNEZEL ne nie pas l'existence et qu'elle appelle les cas limites" si rares fussent-ils à ses yeux lire la suite.
12:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le courage et l'amour de sa famille pour Vincent.
TF1 diffusera le lundi 3 décembre à 20h50 « Marie Humbert : l'amour d'une mère », film basé sur des faits réels. En novembre 2002, Vincent Humbert, devenu muet, aveugle et tétraplégique après un accident de la route, demande le droit de mourir au président de la République. Il le lui refuse ; Vincent compte alors sur sa mère, Marie, pour accéder à sa demande..
L'histoire : Le 24 septembre 2000, Vincent Humbert quitte la caserne pour rejoindre sa petite amie. Le dernier virage avant d'arriver chez lui, lui sera fatal... Un poids lourd déboule, Vincent va s'encastrer sous ses roues arrière... Dans un état critique, Vincent est admis aux urgences de l'hôpital d'Evreux où il subit une quinzaine d'interventions. Mais les médecins ne laissent guère d'espoir à sa mère : Marie Humbert.
Du jour au lendemain, la vie de Marie bascule, elle quitte son appartement et son travail pour suivre « son Titi » dans un centre spécialisé. Et pourtant, Marie n'a pas le sentiment de se sacrifier pour son fils, elle est persuadée que Vincent va guérir, c'est juste un problème de temps et d'amour. Le « miracle » a lieu neuf mois après son arrivée au centre, Vincent bouge son pouce. Marie mettra neuf autres mois à lui apprendre l'alphabet afin de pouvoir communiquer avec lui.
Cette période d'euphorie est de courte durée, malgré les séances de rééducation et d'ergothérapie, Vincent ne fera physiquement plus aucun progrès. Lucide et conscient de sa très lourde pathologie, Vincent veut mourir. Il veut mourir parce que son corps entièrement paralysé, hormis son pouce, est une souffrance, qu'il ne voit rien, qu'il n'a plus d'odorat, que son dernier repas remonte à plus de deux ans et qu'il ne retrouvera jamais l'usage de la parole. Au fil des mois, sa détermination ne faiblit pas bien au contraire.
Devant le refus des médecins à l'aider à mourir, Vincent va jusqu'à écrire une lettre au président de la République. Du jour au lendemain, l'affaire se médiatise, un débat national sur l'euthanasie s'engage dont Vincent devient malgré lui, le symbole. Désespéré, Vincent se tourne alors vers sa mère et lui dicte : « Si tu m'aimais, tu me tuerais ! » Par amour pour son fils, Marie qui lui a donné la vie, va lui offrir sa mort.
A noter que ce film est produit par Christophe Dechavanne.
00:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


