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02 janvier 2008
Le courage et l'amour de sa famille pour Vincent.
TF1 diffusera le lundi 3 décembre à 20h50 « Marie Humbert : l'amour d'une mère », film basé sur des faits réels. En novembre 2002, Vincent Humbert, devenu muet, aveugle et tétraplégique après un accident de la route, demande le droit de mourir au président de la République. Il le lui refuse ; Vincent compte alors sur sa mère, Marie, pour accéder à sa demande..
L'histoire : Le 24 septembre 2000, Vincent Humbert quitte la caserne pour rejoindre sa petite amie. Le dernier virage avant d'arriver chez lui, lui sera fatal... Un poids lourd déboule, Vincent va s'encastrer sous ses roues arrière... Dans un état critique, Vincent est admis aux urgences de l'hôpital d'Evreux où il subit une quinzaine d'interventions. Mais les médecins ne laissent guère d'espoir à sa mère : Marie Humbert.
Du jour au lendemain, la vie de Marie bascule, elle quitte son appartement et son travail pour suivre « son Titi » dans un centre spécialisé. Et pourtant, Marie n'a pas le sentiment de se sacrifier pour son fils, elle est persuadée que Vincent va guérir, c'est juste un problème de temps et d'amour. Le « miracle » a lieu neuf mois après son arrivée au centre, Vincent bouge son pouce. Marie mettra neuf autres mois à lui apprendre l'alphabet afin de pouvoir communiquer avec lui.
Cette période d'euphorie est de courte durée, malgré les séances de rééducation et d'ergothérapie, Vincent ne fera physiquement plus aucun progrès. Lucide et conscient de sa très lourde pathologie, Vincent veut mourir. Il veut mourir parce que son corps entièrement paralysé, hormis son pouce, est une souffrance, qu'il ne voit rien, qu'il n'a plus d'odorat, que son dernier repas remonte à plus de deux ans et qu'il ne retrouvera jamais l'usage de la parole. Au fil des mois, sa détermination ne faiblit pas bien au contraire.
Devant le refus des médecins à l'aider à mourir, Vincent va jusqu'à écrire une lettre au président de la République. Du jour au lendemain, l'affaire se médiatise, un débat national sur l'euthanasie s'engage dont Vincent devient malgré lui, le symbole. Désespéré, Vincent se tourne alors vers sa mère et lui dicte : « Si tu m'aimais, tu me tuerais ! » Par amour pour son fils, Marie qui lui a donné la vie, va lui offrir sa mort.
A noter que ce film est produit par Christophe Dechavanne.
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