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28 septembre 2007
Jean Paul II euthanasié ?
S'appuyant sur les informations publiées par le Vatican depuis le 1er février 2005, la scientifique montre que l'attention était focalisée sur les difficultés respiratoires du patient, sans véritable mention du déficit d'alimentation qu'entraînait forcément "l'incapacité à déglutir" propre à la maladie de Parkinson.
En témoignent, selon elle, les 15 kg à 19 kg perdus par Jean Paul II après sa seconde hospitalisation, le 13 mars. En témoigne surtout le fait qu'une sonde naso-gastrique n'aurait été installée que le 30 mars, avant-veille de la mort.
L'article de MicroMega fait d'autant plus de bruit qu'il paraît au moment où le Vatican précise, une nouvelle fois, sa doctrine en matière d'euthanasie.
"EUTHANASIE PAR OMISSION"
Interrogée par l'Eglise américaine sur le cas de Terri Schiavo, une femme plongée dans le coma dont le mari avait obtenu, en 2005, l'arrêt de la nourriture par sonde, la Congrégation pour la doctrine de la foi a répondu, le 15 septembre, que l'alimentation et l'hydratation sont "un soin ordinaire pour la conservation de la vie", à distinguer de l'acharnement thérapeutique.
"Il est inacceptable de les interrompre ou de ne pas les administrer, précise le document. Si une telle décision doit entraîner la mort du patient, on est alors en présence d'une euthanasie par omission."
Dans le cas de Jean Paul II, la querelle porte sur le recours ou non à cette alimentation artificielle. Dans son livre publié en 2006, puis dans un entretien, le 16 septembre, au quotidien La Repubblica, le médecin personnel du pape, Renato Buzzonetti, confirme l'installation de la sonde le 30 mars.
Au contraire, selon une enquête du Corriere della sera dans l'entourage du pape, la sonde aurait été installée plus tôt, mais retirée à chacune de ses apparitions à la fenêtre du palais pontifical.
Un traitement aussi tardif, et de surcroît discontinu, n'était "d'aucune utilité au patient", insiste Lina Pavanelli. Elle a rappelé, mercredi, que la maladie de Jean Paul II était diagnostiquée depuis quinze ans. Des protocoles existent de longue date pour ce type d'affection, a-t-elle plaidé.
"Des médecins du niveau de ceux qui suivaient le pape ne pouvaient l'ignorer", résume Mme Pavanelli, avant d'ajouter : "Seule la détermination du patient à refuser le traitement peut expliquer le comportement de l'équipe médicale."
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27 septembre 2007
lémission C dans l'air du mardi 25 septembre sur France 5
ci-joint le lien : http://www.france5.fr/cdanslair/index.cfm
il s'agit de cliquer sur la vidéo "la religion du suicide"
16:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 septembre 2007
Communiqué du 25 septembre 2007 de l'ADMD
Alors que la France a été bouleversée par le témoignage, jeudi dernier, de la comédienne Maïa Simon, alors que le philosophe André Gorz a décidé, avec son épouse, de mettre un terme à leurs souffrances, alors que chaque famille est frappée par un exemple d’une fin de vie douloureuse, les Français s'interrogent légitimement sur les possibilités de fin de vie que leur offre la loi actuellement.
Soit la souffrance avec un acharnement thérapeutique déraisonnable encore pratiqué malgré la loi de 2005, soit les soins palliatifs dont on sait qu'ils ne concernent malheureusement que 10 % des demandeurs et qu’ils sont inefficaces dans les cas de coma ou de certaines souffrances extrêmes, soit l'euthanasie passive telle qu'elle résulte de la loi Leonetti avec l'assurance de mourir d'épuisement, de faim et de soif dans le délai abominablement long de quelques jours.
Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, demande une nouvelle fois au Gouvernement, d'ouvrir, sans tabou, de manière pluraliste, en regardant ce qui se fait à l'étranger, sans crainte des lobbys, le grand débat sur la fin de vie que réclame de manière constante depuis plus de 20 ans la très large majorité des Français.
L'ADMD, qui réunit 42.700 adhérents, milite pour une loi de liberté qui autoriserait les personnes en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable ou placées dans un état de dépendance incompatible avec leur dignité à bénéficier d’une aide active à mourir et permettrait évidemment à ceux qui souhaitent profiter de la vie jusqu’à leur dernier souffle, fut-il artificiel et douloureux, de le faire.
Jean-Luc ROMERO, président de l'ADMD, s'exprime en vidéo sur l'affaire Maïa Simon (cliquez sur le lien pour activer la vidéo) :
http://leblogdeladmd.hautetfort.com/archive/2007/09/25/je...
18:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
le philosophe André Gorz se suicide avec sa femme
TROYES (AFP) - Le philosophe André Gorz, âgé de 84 ans, qui avait fondé Le Nouvel Observateur avec Jean Daniel, s'est suicidé avec sa femme malade, à leur domicile de Vosnon (Aube), a-t-on appris lundi auprès de ses proches.
Son épouse Dorine, âgée de 83 ans et d'origine anglaise, était atteinte depuis de nombreuses années d'une affection évolutive qui s'était doublée d'un cancer.
De son vrai nom Gérard Horst, né en février 1923 à Vienne d'un père marchand de timbres juif -qui se convertit plus tard au catholicisme- et d'une mère secrétaire catholique, André Gorz fut naturalisé français en 1954.
Longtemps proche de Sartre qu'il rencontra pour la première fois en 1946, il était notamment l'auteur d'"Ecologie et politique", "Ecologie et liberté", "Adieux au prolétariat" et "Métamorphoses du travail".
Après des débuts dans le journalisme à Paris-Presse, il fut recruté à l'Express en 1955 par Jean-Jacques Servan-Schreiber, avant de fonder Le Nouvel Observateur en 1964, sous le nom de Michel Bosquet, avec notamment Jean Daniel.
Dans une réaction, ce dernier a estimé que cette fin constituait "l'écrasante beauté d'une communion dans le suicide de deux amoureux octogénaires". André Gorz a été, selon lui, "le philosophe le plus marginal et le plus secret de l'écologie et de l'anticapitalisme".
Collaborateur de la revue Les Temps Modernes de 1961 à 1974, André Gorz fut très marqué par la contestation de 1968 en France, dont le spontanéisme entra en convergence avec sa vision existentialiste du socialisme.
Il s'était ensuite éloigné peu à peu des différentes sensibilités marxistes auxquelles il avait été lié pour se rapprocher de l'écologie politique, qu'il tenta de concilier avec l'utopie socialiste.
Après sa retraite, prise en 1983 pour s'occuper de son épouse dont il était très épris, le couple s'était retiré dans une maison à Vosnon, à 35 kilomètres de Troyes.
Selon des proches, c'est une amie se rendant chez le couple lundi matin qui a vu des messages affichés sur leur porte précisant qu'il fallait "prévenir la gendarmerie" et que "des lettres attendent".
Les deux membres du couple reposaient côte à côte. Plusieurs lettres étaient effectivement adressées à des proches.
André Gorz aurait fait part à une amie il y a quelques jours de son désarroi devant l'aggravation de l'état de santé de son épouse.
Le parquet de Troyes a précisé qu'il y aurait "une recherche des causes de la mort".
Le couple était considéré dans le village comme des "gens simples et accueillants", selon un témoignage recueilli dans le voisinage.
Dans un ouvrage paru l'an dernier et dont il avait décidé que ce serait le dernier, "Lettre à D. Histoire d'un amour", André Gorz avait écrit une ode à Dorine:
"Tu viens juste d'avoir quatre-vingt-deux ans", lui disait-il. "Tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Récemment, je suis retombé amoureux de toi une nouvelle fois et je porte de nouveau en moi un vide débordant que ne comble que ton corps serré contre le mien".
"Cette présence", ajoutait-il, "fut décisive dans la construction d'une oeuvre dont la visibilité ne porte qu'un nom alors qu'elle fut celle d'un couple, le fruit d'un long dialogue".
09:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 septembre 2007
"Suicide médicalement assisté" dans Le Figaro du 20/9/2007
La comédienne s'est rendue en Suisse pour "abréger ses souffrances". Atteinte d'un cancer, elle n'a pas voulu attendre d'être emportée par la maladie.
L'actrice, qui s'est éteinte hier à l'âge de 67 ans, avait rejoint la Suisse deux jours plus tôt pour pouvoir avoir recours à un « suicide médicalement assisté » afin d'« abréger ses souffrances », a indiqué l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Atteinte d'un cancer, elle n'a pas voulu attendre d'être emportée par la maladie.
La comédienne est morte « mercredi matin à 11 h 30, entourée de ses amis » à Zurich, a précisé le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero, à l'AFP. Elle a choisi de « vivre sa fin de vie selon sa propre acception de la dignité ». « Elle a pris d'elle-même un médicament, le penthotal, qui lui avait été prescrit» afin de mettre fin à ses jours, a-t-il ajouté.
Un geste qu'elle a souhaité expliquer de vive voix. Avant de mourir, l'actrice a enregistré une interview où elle explique sa décision de recourir à l'aide au suicide. Cet enregistrement a été diffusé par la radio RTL aujourd'hui. L'un des médecins de l'actrice s'est aussi s'exprimer sur l'antenne.
Le suicide de la comédienne replace sur le devant de la scène le débat sur l'euthanasie, lancé par la mort médicalement assistée de Vincent Humbert. En Suisse, l'assistance au suicide est légale lorsqu'il s'agit d'assistance passive et après que la personne a certifié son accord.
Née le 10 novembre 1939 à Marseille, Maïa Simon avait débuté au théâtre, jouant sous la direction de Maurice Béjart, Jean-Louis Barrault ou Jorge Lavelli à la fin des années 1960, avant d'apparaître dans de nombreux téléfilms et feuilletons. Au cinéma, elle jouait aux côtés de Jean Rochefort et Claude Brasseur sous la direction d'Yves Robert, dans la comédie Nous irons tous au paradis (1977), et tenait un petit rôle dans Les Témoins d'André Téchiné (2007).
15:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Elle choisit le suicide médicalement assisté
J'ai lu dans le quotidien Ouest-France du jeudi 20 septembre 2007 l'article suivant :
"Elle voulait abréger ses souffrances, dues à un cancer. La comédienne francaise Maïa Somon, 67 ans, est morte hier en Suisse, aprés avoir eu recours à un suicide médicalement assisté, légal dans ce pays. Elle a choisi de vivre sa fin de vie selon sa propre acceptation de la dignité".
Bruno de Beaurepaire
ADMD-Vannes
11:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04 septembre 2007
un blog à consulter
j'ai lu avec intérêt ce texte d'une infirmiére, ainsi que les commentaires
voici le lien : http://infirmiere.blogs.liberation.fr/anne_perraut_solive...
Bruno ( ADMD-Vannes )
21:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



