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24 juillet 2007

Fin des poursuites contre le médecin italien qui avait aidé un patient à mourir

LEMONDE.FR avec AFP | 23.07.07 | 19h40  •  Mis à jour le 23.07.07 | 19h52

n juge de Rome a acquitté, lundi 23 juillet, le médecin qui avait débranché à sa demande le respirateur d'un Italien atteint de dystrophie musculaire. Le juge Zaira Secchi a acquitté Mario Riccio, médecin-anesthésiste à Crémone (Nord) du chef d'accusation d'"homicide avec consentement".

Le 20 décembre 2006, le médecin avait accepté de provoquer la mort de Piergiorgio Welby, âgé de 60 ans et entièrement paralysé, qui réclamait le droit de mourir. Il avait débranché le respirateur qui le maintenait en vie depuis 1997. La commission disciplinaire de l'ordre des médecins de Crémone avait disculpé le médecin en février, concluant que son comportement avait été "irréprochable d'un point de vue déontologique".

Le parquet de Rome, qui avait ouvert une enquête judiciaire, avait également demandé en juin le classement de l'affaire, mais le magistrat chargé des audiences préliminaires avait refusé et demandé des poursuites pour "homicide avec consentement".
 
UN GESTE QUI "TROUVE SA JUSTIFICATION DANS LA CONSTITUTION"

Le juge romain a finalement suivi le réquisitoire du parquet, qui recommandait l'acquittement de l'accusé en considérant que le geste du médecin "trouve sa justification dans la Constitution et les dispositions internationales intégrées à l'ordre juridique italien" qui interdisent l'acharnement thérapeutique, selon la procureure Francesca Loy.

Le cas de Piergiorgio Welby avait provoqué une immense émotion en Italie. Le diocèse de Rome, dont le chef est le cardinal Ruini, un des hommes les plus proches du pape, avait refusé à sa famille qu'il ait droit à des obsèques religieuses. Mais l'affaire avait également mis en lumière le vide juridique existant dans la Péninsule pour refuser un traitement médical, un droit pourtant reconnu par la Constitution italienne.

17 juillet 2007

LE MENSUEL DU GOLFE DU MORBIHAN reçoit l'ADMD

LE MENSUEL DU GOLFE DU MORBIHAN ( juillet/août 2007) s'est entretenu avec deux membres de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité : ADMD, afin de mieux connaître ces hommes et femmes qui militent pour que la loi française reconnaisse au malade la possibilité de recourir à "une autodélivrance assistée". En clair elle défend l'euthanasie. Un combat très controversé que tente d'expliquer Thérèse Iliou, responsable de l'antenne de Vannes.

"CHOISIR en connaissance de cause"

"Nous sommes confrontés à une forme d'hypocrisie. On a du mal à appeler un chat un chat. La loi Veil a admis le principe de l'interruption de l'avortement. Aujourd'hui, c'est pareil avec l'euthanasie. Le mot fait peur. Nous parlerons donc d'autodélivrance assistée." Les propos de Thérèse Iliou, responsable vannetaise de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), sont sans équivoque : le combat de son association est particulièrement controversé. Tout le monde n'apprécie pas ses prises de position en faveur de l'euthanasie au point que certains membres ont déjà été interdits d'accès dans les établissements hospitaliers vannetais. On leur reproche "d'apporter la mort". Mais, depuis une décision du Conseil d'État, l'association fait partie du Conseil des usagers des hôpitaux.
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La sédation pose problème.
L'ADMD est née il y a vingt-cinq ans à Paris. Elle compte une centaine d'antennes en France aujourd'hui. Dans le Morbihan, cette association, qui se veut laïque, revendique près de 400 adhérents. Elle est implantée à Lorient et depuis un peu plus de deux ans à Vannes. "Parmi nos membres, se trouvent de nombreuses personnes qui, dans leur entourage, ont vécu un décès difficile", expose la responsable. Si l'ADMD reconnaît de sensibles avancées avec la loi Leonetti d'avril 2005, elle ne compte pas s'arrêter là. Pour l'heure, elle doit s'accommoder du droit donné au malade de refuser tout traitement. Celui-ci doit en exprimer la "volonté anticipée", renouvelée par écrit tous les trois ans, sous le contrôle de la "personne de confiance" qu'il a désignée. Une première victoire contre l'acharnement thérapeutique.
Thérèse Iliou précise que "ce droit n'est réservé qu'aux personnes en fin de vie. Ce n'est pas suffisant. Le cas de Vincent Humbert, un pompier victime d'un très grave accident est symptomatique". Réduit à un état végétatif, bien que parfaitement conscient, Vincent a manifesté à plusieurs reprises son souhait de ne plus vivre de la sorte. Mais son cas n'était pas pris en compte par la loi.
Pour l'ADMD, ce genre de situation devrait être réexaminé par le législateur : "L'idéal serait de définir des exceptions précises à l'interdiction d'euthanasie, comme le font déjà d'autres pays". Autre problème soulevé par l'ADMD, celui de la sédation. Il s'agit d'accompagner le patient vers la mort avec un traitement pour soulager la douleur, telle que la morphine… "En France, on pratique le laisser-mourir, avance Thérèse Iliou. C'est la loi du double effet. Pour soulager le malade, le médecin peut progressivement augmenter la dose jusqu'à provoquer la mort. Il serait tellement plus sain que chacun puisse choisir en connaissance de cause et puisse vivre sa mort librement."

08 juillet 2007

Pourquoi je suis membre de l'ADMD ?

je veux réaffirmer ici ce que j'ai dit lors de la réunion de l'ADMD-Morbihan à Vannes samedi 7 juillet 2007.

si je suis membres de l'ADMD, c'est par philosophie personnelle, c'est parce que je veux rester libre de ma vie et de ma mort, du début à la fin. c'est au nom de ma liberté que je demande, si mon état est grave, l'aide médicale pour mourir. j'ai écrit ces volontés anticipées que j'ai signé et transmis à deux peronnes de confiance. 
Je veux être clair : c'est ma décision pour moi seul. je ne l'impose à personne d'autre que moi-même !

Bruno ( ADMD-Morbihan )

la direction de l'ADMD a changé, suite à la derniére Assemblée Générale

Suite à la derniére assemblée générale, la composition du Conseil d'Administration de l'ADMD a changé.
Nous vous invitons donc à consulter le site national de l'ADMD : http://www.admd.net/structure/podcast-ca-admd.htm

L’affaire d’euthanasie au CHU de Besançon

L’affaire d’euthanasie au CHU de Besançon montre une nouvelle fois l’urgence de légiférer au-delà de la loi Leonetti.
nous vous conseillons de vonsulter le site national de l'ADMD à ce suJet : http://www.admd.htm

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