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22 mars 2007

le verdict du procés de Perrigueux vu par Gilles Antonowicz

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Le procès, la semaine dernière, devant la cour d'assise de la Dordogne, du docteur Laurence Tramois (à droite) et de l'infirmière Chantal Chanel, est revenu dans le débat. « Les soins palliatifs n'avaient plus  de sens. On aurait pu l'aider à mourir différemment, pas en catimini », estime Gilles Antonowicz.

l'article du journal Ouest-Françe du 19 mars 2007



« Le droit au soulagement de la souffrance »
Hier, Gilles Antonowicz, avocat de Grenoble, est venu plaider, à Vannes, pour une loi sur l'euthanasie. Le procès de la semaine dernière, à Périgueux, était dans toutes les têtes. « Tant que l'homme sera mortel, il ne sera jamais décontracté... » Gilles Antonowicz emprunte à Woody Allen un moyen sûr d'entamer une conférence au sujet difficile : l'euthanasie. L'avocat du barreau de Grenoble, qui vient de publier un livre, Fin de vie (1), était l'invité de l'association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), hier après-midi, à la maison de quartier de Kercado. Une cinquantaine de
personnes étaient présentes.

« Les progrès médicaux considérables font qu'aujourd'hui, mourir devient de plus en plus compliqué, souligne Gilles Antonowicz. Longtemps, dans le corps médical, ne pas guérir le patient était considéré comme un échec. C'est ce qui explique la dérive de l'acharnement thérapeutique. » En 1974, une proposition de loi contre l'acharnement thérapeutique est déposée au Sénat. L'association pour le droit à mourir dans la dignité est créée un an plus tard. En 1977, le cancérologue Léon Schwartzenberg écrit, dans Changer la mort : « L'euthanasie, c'est moche. Mais, le maintien en vie du moribond qui souffre sans aucun espoir, c'est ignoble ».

« La loi du laisser mourir »
Puis plus rien. Jusqu'aux lois Kouchner de 1999 et 2002 et la loi du 22 avril 2005 sur le droit des malades et la fin de vie. La loi Leonetti, « la loi du laisser mourir », est votée à la suite de l'affaire Vincent Humbert (2). « Depuis 1999, estime l'avocat grenoblois, de grands progrès ont été accomplis. L'acharnement thérapeutique est prohibé ; il faut nécessairement le consentement du malade à tous les traitements qui lui sont proposés ; surtout, le droit
au soulagement de la souffrance est acté », y compris si le traitement accélère le décès. Enfin, la loi Leonetti accorde le « droit à l'accès aux soins palliatifs ». Suffisant · Non, répond Gilles Antonowicz. D'abord parce que les moyens
budgétaires pour les services de soins palliatifs sont insuffisants. « On pense qu'entre 15 et 20 % en profitent aujourd'hui. » Non, ensuite, parce que la loi ne définit pas le temps de la fin de vie. L'exemple d'Hervé Pierra, un Saumurois de 29 ans, l'illustre. En état végétatif chronique depuis plus de huit ans, il est décédé le 12 novembre 2006, six jours après le retrait de la sonde gastrique qui le maintenait artificiellement en vie, à la demande de sa famille.
« Six jours de souffrance pour sa famille. »

De 20 000 à 30 000 euthanasies clandestines
Non, enfin, car dans les cas où le patient ne peut plus s'exprimer, seul le médecin peut entamer une procédure. « Il faudrait qu'elle puisse aussi être lancée par la personne de confiance du malade ou ses proches », plaide l'avocat.
Insuffisante, mais « ça avance très vite, note Gilles Antonowicz. La priorité est donnée à la volonté du malade. Il faut maintenant que la loi entre dans les cultures. » Pour lui, la loi Leonetti « légalise une certaine forme de suicide médicalement assisté, une euthanasie passive ». L'ADMD veut aller plus loin. « En France, on estime entre
20 000 et 30 000 le nombre d'euthanasies clandestines. Pour combien de procès ? Deux ou trois, uniquement quand il y a eu délation. »

Nicolas SOURISCE.

(1) Fin de vie - Vivre ou mourir : tout savoir sur vos droits, aux éditions L'Archipel, 2007, 288 p., 18 €. Gilles Antonowicz a également publié, en 2004, Euthanasie, l'alternative judiciaire, aux éditions L'Harmattan, 152 p. 14 €.

(2) Ce jeune de 22 ans, tétraplégique, est mort le 26 septembre 2003, après que le docteur Frédéric Chaussoy eut débranché le respirateur artificiel qui le maintenait dans un coma profond. Deux jours plus tôt, sa maman, Marie Humbert, lui avait injecté une forte dose de barbituriques. Dès 2000, Vincent Humbert avait demandé au président de
la République « le droit de mourir ». Le médecin et Marie Humbert ont bénéficié d'un non-lieu en 2006.

Ouest-France

l'intervention de Gilles Antonowicz et la loi Léonetti

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suite à l'intervention de Gilles Antonowicz, j'ai noté l'importance de la loi Léonetti. elle est un grand progrés. Il nous faut donc l'utiliser et la faire appliquer ! la voici pour information : loi_leonetti.2.pdf et voci les articles concernés aprés modification de cette même loi : codesantepublique.pdf

 Bruno

17 mars 2007

N'oublions pas

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16 mars 2007

le verdict de Périgueux

c'est la copie de l'article paru dans le journal Le Monde du 16 mars 2007 

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'est la voix nouée par l'émotion que le président de la cour d'assises de la Dordogne, Jean-Alain Nollen, a rendu son verdict, jeudi 18 mars, dans l'affaire d'euthanasie pour laquelle une infirmière et un médecin étaient poursuivies. La première, Chantal Chanel, a été acquittée. La seconde, Laurence Tramois, a été condamnée à un an de prison avec sursis, peine minimale en matière criminelle. Par décision spéciale, la cour a décidé que cette condamnation ne serait pas inscrite à son casier judiciaire. Un verdict accueilli par des applaudissements et des cris de joie dans la salle de retransmission vidéo, où avait pris place un public nombreux et acquis à la cause des deux accusées. Un verdict singulier aussi, car, pour parvenir à ce résultat, les jurés ont "transformé" la complice de l'infraction, Laurence Tramois, en auteure principale.

 


15 mars 2007

Un Forum de la douleur

De grands progrés ont été réalisés, mais il y a encore trop de patients qui ne sont pas assez suffisamment soulagés. Apporter une réponse adaptée implique une analyse sémiologique fine et une grande écoute du patient. des outils d'évaluation peuvent être utiles.

 ( lu dans le Qutidien du médecin du 15 mars 2007 )

Soutien du mari de la patiente aux accusées d'euthanasie

 Mardi 13 mars 2007.

Le médecin Laurence Tramois et l'infirmière Chantal Chanel ont reçu, au deuxième jour de leur procès devant les assises, à Périgueux, plusieurs témoignages de soutien. Celui du mari de Paulette Druais, atteinte d'un cancer du pancréas en phase terminale, qu'elles ont aidé à mourir. « Je regrette de voir Chantal et Laurence au banc des accusés, a-t-il dit. Pour moi, ce ne sont pas des accusées mais des victimes. Je les soutiens de tout mon cœur. » Michel Druais n'a appris le geste qu'après la mort de son épouse. Aurait-il dit oui, si on lui avait posé la question avant ? Il ne le sait pas mais explique : « Laurence a pris la décision pour moi et je l'en remercie. »
Parmi les autres témoins qui se sont succédés mardi à la barre, Henri Caillavet, 93 ans, président d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (Admd) et militant de l'euthanasie, qui a raconté comment il avait aidé son père à mourir. Tandis que le Dr Christophe Bayon, membre du cabinet médical où exerce le Dr Tramois, a estimé : « Entre augmenter les doses pour soulager ou pour accélérer la fin de vie, la frontière est ténue. » Des personnels soignants et administratifs de l'hôpital local de Saint-Astier, où Paulette Druais est morte, sont venus de leur côté expliquer les circonstances qui ont conduit au signalement à la justice d'un cas qui n'aurait dû donner lieu qu'à une discussion interne, regrettent beaucoup aujourd'hui. Le verdict est attendu pour jeudi soir.

extrait dans la presse nationale

13 mars 2007

lecture et vision dans le journal "Le Monde" du 12 mars 2007

Soutiens aux deux soignantes jugées pour avoir aidé une patiente à mourir
LEMONDE.FR | 12.03.07 | 19h54  .  Mis à jour le 12.03.07 | 19h59

Une médecin et une infirmière sont jugées par la cour d'assises de Périgueux, à partir du 12 mars 2007, pour avoir mis fin, en 2003, aux souffrances d'une patiente atteinte d'un cancer en phase terminale. Son fils, Laurent Truais, a loué "l'acte de bon sens" des deux soignantes. Le docteur Chaussoy et Marie Humbert, présents à l'audience, leur ont fait part de leur soutien sans faille. Pour avoir aidé Vincent Humbert, le fils de cette dernière à mourir dans la dignité, ils avaient été mis en examen, fin 2003. Ils ont bénéficié d'un non-lieu.

Vous pouvez accéder à cette vidéo en ligne sur lemonde.fr.
http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-3224,54-882212,0.html

Nous sommes tous des accusé(e)s

Nous, membres de l'ADMD du Morbihan, nous sommes solidaires de Laurence Tramois et de Chantal Chanel.
Nous sommes avec les deux accusées, dans le box.
Nous n'avons commis aucun crime ni empoisonnement.
c'est la compassion humaine qui nous anime !
c'est le refus de laisser agoniser notre proche sans intervenir si celui-ci  nous le demande.

c'est la fraternité humaine, c'est l'amour de son prochain,  qui nous animent !
l'amour, la fraternité, l'humanisme seraient-ils des crimes pour la justice française ?
la justice devrait-elle être inhumaine ?

 Bruno

12 mars 2007

début du procés d'une infirmiére et d'un médecin

Le procés du docteur Laurence Tramois et de l'infirmiére Chantal Chanel, accusées d'avoir en aôut 2003, aidé à mourir une patiente de 65 ans, atteinte d'un cancer incurable, s'est ouvert lundi 12 mars 2007 devant la cour d'assises de la Dordogne, à Périgueux.

Je m'interroge sur la justice de notre pays ? En cours d'assises pour avoir, sur sa demande, aidé à mourir Paulette Druais, atteinte d'un cancer du pancréas en phase terminale, pour avoir mis fin à des souffrances insupportables, pour avoir mis un terme sur une vie qui n'était plus une vie et qui de toutes les façons ne pouvait se prolonger.

Je m'interroge sur la justice de notre pays ? les deux soignantes sont accusées d'empoisonnement pour l'une et de complicité d'empoisonnement pour l'autre.

 est-ce bien la justice d'aujourd'hui ? celle de notre société actuelle ? respectant la liberté, l'égalité et la fraternité ?

 Bruno

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