03 février 2010

NOTRE PROCHAINE RENCONTRE A LORIENT

à Lorient

Elle se tiendra le samedi 20 février
2010

 à 15h30

12 rue Colbert
Cité Allende
Salle A02

Vous pouvez nous contacter au : 02.97.65.56.66

ou par mail : admd.morbihan@laposte.net

26 janvier 2010

NOTRE PROCHAINE RENCONTRE à VANNES

à Vannes

Elle se tiendra le lundi 1er mars
2010

à Vannes à 14h30

SALLE COMMUNALE DE KERCADO
Place de Cuxhaven
(non loin du poste de police de Kercado)

Vous pouvez nous contacter au : 02.97.63.81.40

ou par mail : admd.morbihan@laposte.net

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Pensez à écrire vos volontés anticipées et à choisir vos personnes de confiance

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13 janvier 2010

Réunion publique sur le thème "Alzheimer et grande vieillesse"

Samedi 23 janvier 2010 à 14h30

à la Maison de Quartier de Kercado

à Vannes

place de Cuxhaven, à côté du commissariat de Police.
un parking gratuit est à votre disposition.

Réunion publique sur le thème
"Alzheimer et grande vieillesse"

avec la présence de Claire BAZIN,
déléguée ADMD 22.

Quelles réponses à nos inquiétudes ?
 Pour réflêchir ensemble, s'exprimer, témoigner. 
Pour préciser 
nos idées et nos projets.
Il est temps d'ouvrir un débat libre sur ce sujet.
Nous avons le droit de nous faire entendre 
comment préparer notre avenir ?
  quels messages devons nous faire remonter ?

26 novembre 2009

*** Notre assemblée générale annuelle ***

 Notre assemblée générale annuelle se tiendra le samedi 28 novembre 2009  à 15h00

 au théatre Anne de Bretagne ou anciennement Palais des Arts, place de Bretagne à Vannes.

 Rejoignez nous pour préciser nos espoirs et nos actions pour 2010

 Retrouvons nous ensemble pour débattre sur notre fin de vie

 le bureau de l'ADMD du Morbihan

 

L'Assemblée rejette un texte légalisant l'euthanasie

LEMONDE.FR avec AFP | 24.11.09 | 20h18


es députés français ont rejeté mardi par 326 voix contre 202 une proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie dans certaines conditions. Ce texte, présentée par le député socialiste Manuel Valls, a pour objectif affiché de rouvrir le débat sur l'euthanasie en France.

 

Ce texte transcendait les clivages politiques, les quatre groupes ayant accordé la liberté de vote à chacun de leurs membres. Les groupes UMP et du Nouveau Centre (NC) ont néanmoins très majoritairement voté contre, comme les centristes du MoDem. Le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) a quant à lui voté pour.

Le texte dispose que "toute personne majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée et qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier, dans les conditions strictes" prévues dans le code de la santé publique, "d'une assistance médicalisée pour mourir dans la dignité". "Ce texte place la personne humaine au centre de toute décision", a dit Laurent Fabius (PS), affirmant que cette proposition de loi proposait "davantage de fraternité", "davantage d'égalité", et "davantage de liberté".

"Cette proposition de loi conduit à un changement de repères dans notre société", a pour sa part affirmé l'UMP Jean Leonetti qui a mené la bataille contre ce texte. Plusieurs dizaines de militants de l'Alliance pour les droits de la vie étaient venus manifester jeudi dernier aux abords de l'Assemblée nationale pour dénoncer cette proposition de loi qui, affirment-ils, "vise à ouvrir la porte à l'euthanasie dans notre pays". En revanche, l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), que préside Jean-Luc Romero, a apporté, dans un communiqué, son soutien à cette proposition de loi.

23 novembre 2009

une émission à écouter

ci-dessous un lien vers un débat sur la fin de vie :

http://www.lcpan.fr/emission/77830/video

20 novembre 2009

L’euthanasie provoque des remous dans l’hémicycle

Les députés du groupe socialiste ont quitté l'hémicycle ce jeudi lors du débat sur leur proposition de loi pour « finir sa vie dans la dignité », Roselyne Bachelot ayant demandé, au nom du gouvernement, la réserve du vote des articles et du texte. Le chef de file des députés PS Jean-Marc Ayrault est parti avec les députés de son groupe, évoquant une « humiliation ».

Le rapporteur socialiste de la commission des Affaires sociales, Manuel Valls, qui défendait le texte, a plaidé pour un véritable « droit général à l'euthanasie », refusant « l'hypocrisie » car « l'euthanasie est en réalité une pratique courante dans de nombreux centres de soins ». La ministre de la Santé a répondu que la loi du 22 avril 2005, dite loi Leonetti, avait constitué « une avancée considérable dans le débat sur la fin de vie ».

L'UMP Henriette Martinez, militante de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité et qui revendique « l'ultime liberté », a regretté « que l'UMP ne se soit pas saisie de ce sujet ». Une opinion partagée par Jacques Desallangre (PG), pour qui la loi Leonetti « n'est qu'une étape », demeurant « insuffisante ».

Michel Vaxès (PCF) a en revanche plaidé la cause des soins palliatifs, déclarant que « l'urgence » était d'obtenir « que l'État leur donne les moyens de s'exprimer pleinement et partout ». Les députés de la majorité avaient déjà rejeté ce texte sur l'euthanasie en commission.

› S. H.

Quotimed.com, le 19/11/2009

 

12 novembre 2009

l'acharnement thérapeutique condamné !

merci de cliquer sur cette page pour lire l'article :
http://laposte.lci.fr/france/justice/2009-11/pour-la-prem...

27 avril 2009

Les Suisses se fachent contre Leonetti

15 Décembre 2008 Par Daniel Carré ( Médiapart )

Rien n’arrête Jean Leonetti . Il grossièrement déformer la situation belge concernant l’euthanasie. Les Suisses aussi s’insurgent de sa description de la fin de vie dans leurs cantons !

Ci-après, vous lirez la lettre ouverte d’Elke Baezer à Monsieur Leonetti.

Non, Monsieur Léonetti !

Vous avez tort de prétendre que ceux qui demandent à mourir le font par un sentiment d'abandon ou par solitude, qu'ils se trouvent à l'hôpital ou à domicile.
Prenez juste les cas les plus médiatisés en France récemment :  Chantal Sébire était bien entourée, aimée, soignée par sa famille.
Vincent Humbert n'a jamais été abandonné, ni par sa mère, ni  par sa famille, ni par ses amis.
Prenez le cas de Rémy Salvat, vivant au mieux malgré son handicap, soutenu par ses proches jusqu'au jour de sa mort choisie.
Pensez à Ramon Sampedro que son frère et sa belle-soeur ont soigné de la façon la plus dévouée dans leur maison pendant 26 ans. Il avait des visites, il pouvait communiquer, il a écrit ou plutôt fait écrire des poèmes, des réflexions bouleversantes.
Souvenez-vous de P-Giorgio Welby, de Diane Pretty, de Maja Simon et j'en passe.
Aucune de ces personnes n'a choisi de mourir par solitude, par abandon, mais bien à cause de leurs souffrances,  morales plus encore que physiques. Toutes ces personnes ont refusé d'avancer encore sur leur lente et irrémédiable descente aux enfers. Ils ont refusé d'attendre le moment à partir duquel ils n'auraient plus été maîtres de leur destin et de leurs propres décisions. La mort ne leur faisait pas peur, mais une agonie interminable sous les yeux de leurs proches.
Et pas question pour eux d'accepter votre "solution": la sédation terminale, justement parce qu'ils voulaient eux-mêmes décider jusqu'au bout du jour et de l'heure de leur mort. Céder cette décision, la plus importante, la plus intime de leur vie à des tierces personnes eut été ressenti par eux comme une main-mise extérieure, exactement le contraire de leurs convictions.

Depuis plus de 20 ans, j'assiste des membres d'EXIT en Suisse lors de leur auto-délivrance. Je ne provoque rien, mais je les aide à mourir selon les règles très strictes d'EXIT et en accord avec la loi suisse. Il est vrai : ils n'étaient pas tous mourants, sinon, le médecin, en application des directives de l'Association Suisse des Sciences Médicales, aurait été en droit d'abréger leur agonie en augmentant les doses d'anesthésiants jusqu'à ce que mort s'ensuive. Mais ceux qui s'adressent à EXIT (65 000 adhérents en Suisse) ont une autre conception de leur fin. Religieux ou pas, croyants ou pas, ils préfèrent s'en aller tant que la décision leur appartient encore. Il est bien possible que de par votre spécialité en médecine, peut-être aussi par manque de confiance de la part de vos patients, vous n'ayez jamais été confronté à de telles demandes de mort volontaire, que vous n'ayez donc pas pu acquérir cette expérience-ci.
Je ne peux pas et je ne voudrais pas vous inviter à m'accompagner une fois lors d'une telle démarche, car la mort d'une personne n'est pas un acte public. C'est sa dernière intimité, sa dernière dignité qu'il faut respecter absolument.
Mais croyez-moi, croyez les témoignages de tous ceux qui y ont assisté : cette façon de s'éteindre doucement, dans les minutes qui suivent la prise du médicament, dans les bras des proches, entouré de leur amour, en ayant pu se préparer au deuil ensemble,  ressemble beaucoup plus à l'idéal ancestral de la mort, que de devoir attendre des jours ou des semaines extrêmement pénibles, insupportables, jusqu'à ce que le père, la mère meurent de soif et de faim dans un coma artificiel interminable.
Arrêtez enfin cette hypocrisie criante de nous vanter les avantages de la sédation terminale, et ayez le courage et l'honnêteté d'avouer que l'intention est toujours de donner la mort.
L'auto-détermination , la volonté et la capacité de choisir soi-même parmi les possibilités accessibles, y compris les soins palliatifs, y  compris l'assistance à l'auto-délivrance, y compris les différentes formes d'euthanasie dans des circonstances contrôlables, en toute transparence, c'est ce que plus de 80 % de la population française et des autres pays européens désirent, selon les sondages effectués régulièrement.

Nos sociétés modernes, laïques, instruites, refusent toute mise sous tutelle et tout paternalisme, même avec la meilleure des intentions. Vous n'arriverez plus à revenir en arrière.

Elke Baezner
présidente DGHS Allemagne
ex-présidente d'EXIT Deutsche Schweiz
ex-présidente de la Fédération Européenne des Right-to-Die Societies

17 avril 2009

Journée européenne pour le droit des patients

Si les patients ne sont pas toujours conscients de leurs droits, ils sont de plus en plus nombreux à demander à accéder à leur dossier médical. Le plus souvent seulement pour être informés, pas pour remettre en cause les actes médicaux ou aller en justice, montre une enquête de l’Observatoire des droits et responsabilités des personnes en santé révélée à la veille de la Journée européenne des droits des patients, samedi. Reste que les hôpitaux sont débordés par les demandes et que le délai de réponse de huit jours prévu par la loi Kouchner de 2002 est très difficile à tenir. Le médiateur pourrait proposer une réforme des textes pour l’allonger.

3e Journée européenne des droits des patients
Faire prendre conscience aux patients de leurs droits
Les patients, européens ont des droits, qu’ils ignorent la plupart du temps. Le 18 avril est là pour les leur rappeler. L’occasion pour le CISS (Collectif interassociatif sur la santé) de leur donner de bonnes informations pratiques.
SAMEDI, tous les patients européens ne le savent peut-être pas, mais la journée sera consacrée à leurs droits. C’est à l’initiative de l’Active Citizenship Network (ACN, qu’on pourrait traduire par le « réseau de citoyenneté active ») que le 18 avril célèbre pour la troisième fois la Journée européenne des droits des patients dans tous les États membres de l’Union. L’occasion de rappeler l’existence de la Charte européenne des droits des patients, élaborée en 2002 et qui énonce quatorze droits (voir encadré). En raison des élections européennes en juin, cette Journée est « une importante occasion offerte aux citoyens de faire connaître aux candidats leurs opinions, leurs besoins et leurs attentes quant au rôle que l’Europe devrait jouer au regard de leur santé et des services de soins », explique l’organisation.
Fiches pratiques du CISS.
Le CISS (Collectif interassociatif sur la santé), qui relaie en France cette journée, au même titre que l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) et le réseau des Maisons des associations, en profite pour publier deux fiches pratiques.
La première concerne la carte européenne d’Assurance-maladie. Elle a beau être en vigueur depuis le 1er juin 2004, cette CEAM reste méconnue du grand public alors qu’elle a le mérite de simplifier les démarches des personnes assurées dans un pays de l’Union européenne présentes dans un autre État membre. Elle remplace les formulaires (E110, E111, E119, E128) pour des soins qui apparaissent nécessaires du point de vue médical au cours du séjour. La demande doit être faite auprès de son centre de Sécurité sociale une quinzaine de jours avant de partir.
La deuxième fiche d’information « CISS pratique » « fait valoir la dynamique encore récente de la démocratie sanitaire en France » en expliquant le droit aux congés représentation pour les représentants des usagers du système de santé.

La Conférence nationale de santé, qui, comme le CISS, est présidée par Christian Saout, proposera samedi à Strasbourg avec la Conférence régionale de santé d’Alsace un débat public dans les locaux du Parlement européen autour du projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoires ». Christian Saout indique que « la Conférence souhaite confronter cette nouvelle organisation aux réalités du terrain, en plaçant les usagers au centre des préoccupations et en assurant chacun de pouvoir s’exprimer sur les conditions d’accès à ces soins ».

L’AP-HP présentera quant à elle une exposition intéractive illustrant les droits des patients à partir d’une chambre d’hôpital au centre hospitalier européen George Pompidou (inauguration aujourd’hui à 15h).

Une conférence européenne sera ultérieurement (le 22 avril) organisée au Parlement européen de Strasbourg par l’Active citizenship network sur « The growing european concern and framework for action » (l’intérêt européen croissant et les structures pour agir). La commissaire européen à la santé, Androulla Vassiliou devrait y participer.

AUDREY BUSSIÈRE

http://www.activecitizenship.net/

http://www.leciss.org/

Santé Info droits au 0 810 004 333 ou 01.53.62.40.30

Le Quotidien du Médecin du : 17/04/2009

16 avril 2009

La clinique Océane à Vannes pourrait perdre des services

La "longue" marche des médecins et des personnels

Le 30 avril, le service de réanimation de la clinique Océane à Vannes (Morbihan) fermera ses portes. Le 30 juin, ce sera au tour des urgences. La décision a été prise par la direction du groupe Vitalia, propriétaire de la clinique. Motif : le refus de l’Agence régionale de l’hospitalisation (ARH) de financer ces activités et qui préfère parler de « régularisation ». Une marche de protestation des médecins et des personnels aura lieu samedi, 18 avril.

Lettre ouverte à monsieur le député Jean Léonetti

Une lettre concernant la partie du rapport qui a trait à la Belgique

Monsieur le député,

Lorsque nous nous sommes rencontrés, à votre demande, dans les salons de l'ambassade de france à bruxelles le 19 novembre dernier, je n'avais certes pas la naïveté de penser que je pouvais vous convaincre du progrés majeur que constitue la législation belge dans la gestion de la fin de vie des grands malades. Il était notoire que vous aviez mission de démontrer le contraire.

En ma qualité de membre de la Commission fédérale de contrôle de l'euthanasie chargé de préparer les rapports biannuels au parlement sur l'application de la législation relative à l'euthanasie, je disposais de toutes les données nécessaires pour vous permettre de mener votre mission correctement et je me suis éfforcé de vous les communiquer avec précision et objectivité.

Je regette de constater que le rapport que vous avez déposé à l'Assemblée Nationale les ignore ou les déforme, ne fait que ressasser des arguments dont six années de pratique de l'euthanasie ont démontré l'inanité et vise à donner l'impression que la législation belge rend « trop façile » le recours à l'euthanasie, improprement qualifiée de « droit à la mort ». la partie de votre rapport qui a trait à la Belgique mérite d'être sérieusement rectifiée.

Contrairement à votre affirmation, les soins palliatifs ne sont pas « négligés » en Belgique; ils sont extrêmenent développés et tout a été mis en oeuvre pour permettre aux mourants d'en bénéficier, notamment à domicile. Le fait que les rapports médicaux concernant la plupart des euthanasies pratiquées mentionnent que les patients en avaient bénéficié pendant des semaines ou des mois en est une preuve tangible.

Contrairement à votre affirmation selon laquelle il serait « manifeste » que la législation n'a pas mis fin aux pratiques clandestines, je vous ai donné les indications et des références qui suggérent le contraire.

Contrairement à votre affirmation l'obligation faite au médecin qui refuse de pratiquer une euthanasie de transmettre le dossier à un confrére désigné par le patient, ne permet nullement à celui-ci de pratiquer l'euthanasie sans établir la relation suivie avec le patient que la loi exige.

Contrairement à votre affirmation, le contrôle des déclarations par la commission est extrêmement sérieux. Comme vous le savez mais ne le signalez pas, dans 20% des cas la commission s'adresse au médecin pour obtenir des précisions ou des rectifications. Je m'abstiendrai de qualifier le paragraphe ou vous ironisez sur un détail anecdotique qui a fait rectifier une omission d'une date de naissance ou une erreur dans l'indication du sexe du patient : vous vous permettez de l'opposer à un lambeau de phrase du rapport de la commission qui, lui a trait à la technique utilisée pour l'euthanasie ce qui suggère une contradiction ( «  dans la très grande majorité des cas, l'euthanasie est pratiquée correctement ... «  ). La suite de la phrase, que vous avez omise, le démontre : « ... en accord avec les données disponibles de la littérature médicale, en déduisant d'abord une inconscience profonde; dans tous les cas ou un commentaire accompagne la texhnique utilisée , il signale que le décès survient paisiblement en quelques minutes, fréquenment en présence des proches ».

On retrouve la même ambiguité quand vous estimez que « la procédure applicable en Belgique est déroutante par sa rapidité », un propos que vous illustrez par l'estimation que « le temps estimé pour remplir une déclaration d'euthanasie est de 30 minutes ». La « procédure » se limiterait-elle à la rédaction de la déclaration ? Et sur quelles bases pouvez-vous estimer que 30 minutes seraient insuffisantes pour répondre à un questionnaire qui vise à vérifier si les conditions et procédures légales ont été respectées ?

Les deux seuls brefs témoignages, d'ailleurs très peu convaincants, que vous incluez dans votre rapport, démontrent pour autant qu'une telle démonstration soirt nécéssaire, que vous n'avez pas cherché à établir un bilan impartial mais simplement à étayer un plaidoyer décidé par avance. Des centaines d'autres sont disponibles qui infirment vos positions.

Enfin, la menace désormais classique des « dérives », toujours brandie mais jamais vérifiée, est illustrée dans votre rapport par des propos divers. D'autres voix, qui réclament une restriction du champ d'application de la aloi, ne sont pas citées.

Les nostalgiques de l'interdiction de l'euthanasie ont, eux aussi, le droit à la parole et ne s'en privent pas. Le débat démocratique reste très ouvert dans notre pays. J'espére qu'il en sera de même dans la France d'aujourd'hui et que votre rapport ne l'étouffera pas.

Croyez, monsieur le Député, à l'assurance de mes sentiments distingués.

Docteur Marc Englert
professeur à l'ULB

16 mars 2009

annonçe d'une conférence à Vannes le vendredi 3 avril 2009

La Délégation de l'ADMD Morbihan a le plaisir de vous inviter à la conférence :  

PITIE POUR LES HOMMES

qui se tiendra Vendredi 3 Avril à 18 heures

au Palais de Arts de VANNES

prononcée par le Docteur Denis LABAYLE

lui-même présenté par le Docteur Claudine LASSEN, Vice-Présidente de l'ADMD. 

Le Docteur LABAYLE, chef de service hospitalier à la longue carrière, est un humaniste engagé. Il a initié en 2008 l'appel signé par plus de 2000 soignants qui ont reconnu avoir, en conscience, sur leur demande, aidé médicalement des patients à mourir avec décence parce que de façon certaine la maladie l'emportait sur leurs thérapeutiques et parce que malgré des traitements adaptés, les souffrances physiques et psychologiques de ces patients leur rendaient la vie intolérable. 

L'entrée sera gratuite et ouverte à tous. Vous pouvez y inviter amis ou connaissances.
Dans l'attente du plaisir de vous y rencontrer, 

 Dolly SAVARY
 Déléguée départementale

13 février 2009

Arrêts de traitement en fin de vie

Proposition pour la modification du code de déontologie

Le Conseil national de l’Ordre a approuvé la nouvelle rédaction de l’article 37 du code de déontologie qu’il propose à Roselyne Bachelot. Il s’agit, comme le souhaitait d’ailleurs la mission Leonetti, de préciser l’obligation du médecin de recourir à des traitements antalgiques et sédatifs en cas d’arrêt de traitement actif en fin de vie.

Le Quotidien du médecin du 13/02/2009

11 février 2009

La mort d’Eluana au cœur du débat sur l’euthanasie

Monde 10/02/2009 à 06h51

Italie. Le Sénat voulait interdire l’arrêt de son alimentation forcée.

Après des années de bataille judiciaire et de conflit politique qui se sont transformés au cours des derniers jours en une mini-crise institutionnelle, un simple communiqué a mis un terme hier soir au cas d’Eluana Englaro, la jeune Italienne plongée dans un coma végétatif depuis dix-sept ans.

Dans la clinique d’Udine, où elle avait finalement été accueillie vendredi pour cesser d’être alimentée et hydratée, Eluana Englaro est décédée malgré les tentatives de Silvio Berlusconi de bloquer jusqu’au bout ce qu’il avait qualifié de «crime». L’annonce de la mort de la jeune femme, qui avait été victime d’un accident de la route en 1992, lorsqu’elle n’avait que 20 ans, a été annoncée dans la soirée au Sénat alors que les parlementaires avaient été convoqués en urgence par le chef du gouvernement pour adopter une texte empêchant de laisser mourir Eluana. «Que le Seigneur l’accueille et pardonne à ceux qui l’ont conduit là», a commenté le cardinal Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la santé, qui affirmait récemment : «Interrompre l’alimentation et l’hydratation équivaut à un abominable assassinat.»

Sous la pression du Vatican, l’affaire Eluana Englaro a profondément divisé la péninsule et a pris ces derniers jours un tour très violent après la décision de Berlusconi de défier le président de la République et la magistrature et de recourir à des procédures d’urgence pour, a-t-il soutenu, «ne pas avoir la responsabilité de sa mort». Et cela au moment où Giuseppe Englaro pensait être arrivé au bout de son calvaire et de celui de sa fille.

Recours. Alors que les médecins ont, dès 1993, jugé qu’il n’y avait plus d’espoir, le père d’Eluana avait trouvé une clinique pour assister la jeune femme dans ses derniers instants et voulait croire que les innombrables recours en justice déposés par les opposants au «droit de mourir» étaient surmontés. Ce n’est qu’en novembre 2008, au terme de dix ans de procès, que la Cour de Cassation l’a autorisé à interrompre l’alimentation et l’hydratation artificielles d’Eluana.

Giuseppe Englaro avait ensuite dû trouver une structure d’accueil adéquate. La région de Lombardie, présidée par l’ultracatholique Roberto Formigoni et où réside la famille Englaro, s’est opposée à toute solution. Au bout du compte, c’est une clinique d’Udine, dans le Frioul, qui a accepté d’accueillir vendredi Eluana. «Elle ne souffrira pas car Eluana est morte il y a dix-sept ans», a précisé Amato De Monte, l’anesthésiste de la clinique. Le décès devait intervenir au bout d’une quinzaine de jours, selon les médecins.

C’est pour s’opposer à ce qu’elle considère comme un «crime d’euthanasie» que la droite berlusconienne s’est lancée dans une course contre la montre. Vendredi, le patron de la droite a fait approuver en urgence en Conseil des ministres un décret-loi stipulant que «dans l’attente de l’approbation d’une législation complète en matière de fin de vie, l’alimentation et l’hydratation ne peuvent en aucun cas être suspendues par ceux qui assistent les personnes qui ne sont pas en mesure de décider pour elles-mêmes». Mais le chef de l’Etat, Giorgio Napolitano (ex-communiste), a refusé de contresigner la mesure. Berlusconi a alors tenté le passage en force en convoquant «sur le champ le Parlement pour faire adopter la loi en l’espace de deux ou trois jours».

Enjeux. Alors que les sondages indiquaient que l’opinion était partagée, les enjeux de la polémique ont largement dépassé le cas de la jeune femme. «Berlusconi a pris le cas Englaro comme prétexte pour tenter un coup de force», a estimé l’écrivain Umberto Eco. Hier, les dirigeants de la majorité ont annoncé qu’ils entendaient poursuivre l’examen du texte car, disent-ils, «Eluana n’est pas morte, elle a été tuée».

10 février 2009

Eluana Englaro, symbole italien de la lutte pour l'euthanasie, est morte

 

Eluana Englaro, symbole italien de la lutte pour l'euthanasie, est morte
LEMONDE.FR avec AFP | 09.02.09 | 21h37  •  Mis à jour le 09.02.09 | 21h37

luana Englaro est morte peu après 20 heures, lundi 9 février. Le cas de cette femme de 38 ans plongée dans un coma végétatif depuis dix-sept ans avait plongé l'Italie dans une crise politique. Sa mort a été annoncée par le ministre de la santé, Maurizio Sacconi, aux sénateurs réunis pour examiner un projet de loi destiné à empêcher l'arrêt de l'alimentation de la jeune femme, autorisé par la justice.

Mme Englaro est morte un peu plus de trois jours après l'arrêt de son alimentation et de son hydratation, beaucoup plus rapidement que ses médecins le prévoyaient.
Les sénateurs ont observé une minute de silence à sa mémoire. Le Sénat italien était réuni en session d'urgence pour examiner un projet de loi présenté par le gouvernement de Silvio Berlusconi pour empêcher la mort de la jeune Italienne.

"Que le Seigneur l'accueille et pardonne à ceux qui l'ont conduit là", a commenté le "ministre de la santé" du Vatican, Javier Lozano Barragan. L'Eglise catholique avait jeté tout son poids dans la bataille pour empêcher ce qu'elle considérait comme une euthanasie et un homicide.
Le président du conseil, Silvio Berlusconi, a appris "avec une profonde douleur" la mort d'Eluana, selon les médias italiens.

Le père d'Eluana, Beppino, qui se battait depuis des années pour le droit de mourir de sa fille a été informé de son décès et a demandé à pouvoir se recueillir seul avant de réagir. La famille de la jeune femme avait obtenu de la plus haute juridiction italienne en décembre dernier l'autorisation de la laisser mourir. Les médecins avaient cessé vendredi dernier de l'alimenter et de l'hydrater pour ne plus lui administrer que des sédatifs destinés à lui épargner des souffrances.

 

19 décembre 2008

Le droit de mourir à la française

Voici un article qui montre que tous les médecins « éthiciens » ne sont
pas dans l'obstination déraisonnable du dogmatisme aveugle et du
lobbying médical.

In « LIBERATION , « Rebonds », mardi 9 décembre 2008

Le droit de mourir à la française

A peine Jean Leonetti vient-il de rendre publiques ses conclusions sur l’évaluation de la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie que les passions se déchaînent. Certains se saisissent même de l’occasion pour donner des leçons de morale, ils appellent à une mobilisation éthique collective et à en finir avec le temps des vaines controverses. L’interpellation est violente. Serions-nous vraiment à l’aube d’un péril éthique ? Et les conclusions de M. Leonetti n’ont-elles pas vocation à plutôt inviter au débat qu’à le clore ? Il circule sur ces sujets aujourd’hui comme un parfum de prêt à penser bien-pensant et soi-disant consensuel qui fait frémir. Il devient urgent d’y résister.

Que penser d’abord de la menace d’un péril éthique collectif ? Les Belges, les Hollandais, les Suisses y auraient déjà cédé, nous dit-on, en légiférant qui sur l’euthanasie, qui sur l’aide au suicide. Chez eux, l’euthanasie serait banalisée, jusqu’à s’appliquer à des personnes atteintes d’Alzheimer ; et on accepterait d’aider au suicide des personnes âgées simplement parce qu’elles se disent fatiguées de vivre…

Mais comment ignorer que chez nous aussi, ici en France, il se rencontre, et souvent, des gens qui comme en Belgique, disent que s’ils ont vraiment la maladie d’Alzheimer, lorsqu’elle atteindra des proportions trop importantes, alors il faudra, je vous en supplie, que tout soit fait pour que cela s’arrête, qui demandent à l’écrire et que cela soit consigné dans leurs directives anticipées. Des gens qui ont si peur que cette volonté forte qui est la leur, mûrement pensée, anticipée, réfléchie et répétée, ne soit pas respectée, qu’ils demandent s’ils peuvent aller chez nos voisins pour accéder à ce qui reste aujourd’hui interdit en France. Il faut savoir aussi, qu’en France comme en Suisse, des
personnes âgées ou moins âgées disent en toute lucidité que cela suffit, qu’ils ont assez vécu, que la maladie chronique qui les mine depuis des années et qui reste pourtant à peu près contrôlée médicalement, fait qu’ils sont devenus las de leur vie, qu’ils refusent qu’elle devienne pour eux, et pour leurs proches, plus lourde et lancinante encore. Il y a probablement une certaine contrepartie à concéder aux progrès de la médecine. Elle fait vivre, certes, bien plus longtemps qu’auparavant, mais à quel prix ? Ne sommes-nous pas bien prétentieux à nous dire plus éthiques sur ce point que nos voisins ? Et si c’était eux qui l’étaient, d’avoir pris la mesure bien avant nous de ce que nous devons aux personnes malades du fait de la médicalisation des maladies et de la chronicisation sans fin qu’elle amène.

Les soins palliatifs eux-mêmes ont fait de tels progrès que l’on ne meure plus, et les hospitalisations sont de plus en plus longues, ce qui rend parfois interminable, voire insupportable, l’attente de la mort annoncée, pour celui qui est sur la rive, comme pour ceux qui l’accompagnent. Alors, où est la plus «évidente barbarie», est-elle vraiment davantage chez nos voisins que chez nous ?

La loi Leonetti maintenant. Elle ne saurait clore le débat sur les questions que soulèvent l’accompagnement de fin de vie et la mort, non plus que tous les travaux successifs qui s’y rapporteront. Ne serait-ce que parce que jamais aucune loi ne réussira à tracer une frontière étanche
entre ce qui est et ce qui n’est pas de l’euthanasie… Car comment appeler autrement qu’euthanasie ce qui survient lorsqu’on arrête de nourrir et d’hydrater quelqu’un pendant plusieurs jours, sciemment, pour et jusqu’à ce que mort s’en suive ? Le recours à cette extrémité est autorisé par la loi, celle qui est censée faire de nous des parangons de vertu éthique et démocratique, des chevaliers blancs de la défense des droits de l’homme.

Malheureusement, la réalité de la vie quotidienne sur ces questions est irréductible à tout schéma simpliste. Tous ceux dont c’est le métier de s’y confronter le savent. Les demandes de mort par arrêt d’alimentation et d’hydratation se multiplient aujourd’hui en France, parce que c’est souvent le seul moyen légal d’obtenir la mort que l’on souhaite ardemment pour soi ou pour l’autre, celui sur qui l’on veille mieux encore que sur soi-même. A chaque fois, la situation est singulière, exceptionnelle, dramatique, douloureuse et ne se résout qu’au prix d’un intense travail fait de dialogue et de confiance. Nous n’avons jamais vu, dans notre expérience, que ces questions soient traitées à la
légère.

Certes, ailleurs, c’est grâce à d’autres moyens que la mort est obtenue. Mais, fondamentalement, qu’y a-t-il de si différent ? Qui veut-on protéger à interdire ce que nos voisins ont autorisé ? Est-ce vraiment les personnes ? Sous couvert d’une loi dite relative aux droits des malades, ne protégerait-on pas davantage une idéologie dominante, à moins qu’il ne s’agisse de protéger une corporation dominante ?

Je ne sais pas s’il faut faire évoluer la loi Leonetti, peut-être en effet est-il trop tôt. Mais de grâce, évitons les leçons de morale et les caricatures. Pourquoi faudrait-il choisir son camp, soins palliatifs contre euthanasie ? La réalité, on l’a vu, est beaucoup moins manichéenne que cela. Je suis sûre, à l’inverse, que c’est en nous laissant bouleverser par la singularité et la diversité des situations concrètes, accompagnées dans leur intimité et leur complexité, que peut-être un jour nous arriverons à y voir plus clair. Chantal Sébire n’aurait accepté ni l’arrêt d’alimentation et d’hydratation, ni la sédation terminale, ni le contact référent avec un médecin de soins palliatifs que lui propose M. Leonetti dans son nouveau rapport…


Le débat, qu’on le veuille ou non, est loin d’être clos, il s’enflammera à nouveau à la prochaine histoire médiatique. S’il vous plaît, ne le fermons pas. Sur ce sujet, la route sera longue encore.

Débat à l’Institut Pasteur à Paris - «Mourir après la loi Leonetti» -, ce mardi à 19 heures, avec Gaëtan Gorce, membre
de la mission Leonetti, organisé par l’association Ethique clinique et société.

le Docteur Véronique Fournier, Directice
du Centre d'Ethique Clinique de l'Hôpital Cochin

 

16 décembre 2008

une enquête intérêssante !

Extraits d'une thèse de Doctorat en Sciences (Ethique médicale) soutenue par Renaud CLEMENT le 17 juin 2008 devant l'Université Paris V-René Descartes, intitulée:

QUE FONT LES MEDECINS FACE A DES DEMANDES DE MORT DE MALADES EN
SITUATION DE FIN DE VIE ?

Une enquête anonyme a été réalisée auprès de 534 médecins de Loire Atlantique (date non mentionnée). 127, soit un peu plus de 1 sur 4 a répondu (60% de généralistes, 26% de cancérologues et 14% de gériatres). Malheureusement, l'enquête n'a pas repris les questions de l'intéressante enquête portant sur le même sujet et faite par l'INED (Institut National d'Etudes Démographiques) de 2001 à 2003 dans
6 pays d'Europe, dont vous pourrez prendre connaissance à cette adresse: http://www.ined.fr/fichier/t_publication/1223/publi_pdf1_...

Un biais peut être né de ce que ce sont les professionnels les plus intéressés par le problème traité qui ont répondu. Il faudra le prendre en compte dans l'utilisation de ces données..

Pour information, nous signalons que les médecins ayant répondu exerçaient à 64% dans des
cliniques privées, 13 % dans des établissements privés sans but lucratif, et 23% dans des hôpitaux
publics, sans que ces différents modes d'exercice aient montré quelque influence sur les réponses
obtenues.

Qui doit décider en fin de vie?
Le malade: 28 %
Le médecin 12 %
L'équipe de soins: 9 %
L'équipe de soins et la famille: 2 % (quelques cancérologues)
Tout le monde (toutes les personnes précédemment mentionnées): 34 %
Personne n'en a le droit: 6 %
Autre (« la nature », « le destin »)10 %

Aucun des gériatres ne pense que ce doit être le médecin; et ce sont eux les moins nombreux à
penser que la décision devrait être laissée au malade.
Quatre des 18 gériatres estiment que c'est l'équipe de soins qui doit décider en la fin de vie, mais
sans faire participer la famille.

Dans sa conclusion, l'auteur a écrit: « la fin de vie qui en décide ? en droit le patient, en fait le
médecin »

Connaissance des lois régissant la fin de vie.
Trois médecins sur quatre ne savent pas que l'euthanasie est interdite.
Prés de 60% des médecins ne connaissent aucun texte ou cadre juridique portant sur la fin de vie.
Quant à la loi Léonetti, seuls 20% des médecins savent qu'elle existe.
Cette ignorance de la législation est partagée dans les mêmes proportions par les trois modes
d'exercice (généralistes, cancérologues et gériatres), par ceux qui déclarent avoir pratiqué des
euthanasies comme par les autres.

Qu'est ce que « la fin de vie »?
Les définitions données de la fin de vie sont le suivantes:
L'approche de la mort : 37 %
« Toujours la vie »: 28 % (surtout les gériatres)
Moment où il n’y a plus de traitement: 17 % (surtout les cancérologues)
Intégration du temps (sans que l'auteur donne un sens précis à ce concept): 51 %
Altération de l’état de santé: 26 %
Autre: 10%

Qu'est ce que « l'euthanasie »?
Provoquer la mort à la demande du malade: 29 % des réponses
Donner la mort: 40 % des réponses
Abréger les souffrances: 19 % des réponses
Autre (par exemple: «répondre à un devoir d’humanité » ou « un mal »): 9 % des réponses

Avez vous déjà pratiqué l'euthanasie et combien de fois
(la durée de la pratique médicale des répondants tournant autour de 12 années -minimum 1 an, maximum 37 ans)?
Un médecin sur trois a dit avoir délivré des euthanasies (minimum 2, maximum 20, mais
certaines réponses n'ont pas précisé le nombre).

Qu'est ce qui marque le plus les médecins face une demande d'euthanasie?
La douleur: 70 % (plus particulièrement les généralistes)
L'incurabilité: 17 % (surtout les généralistes)
Le handicap: 20 % ( essentiellement les généralistes)
Le désespoir: 21 %
Le mal-être: 19 %
La lucidité: 27 % (très majoritairement les généralistes)
Autre: 9 %


Remarque personnelle: les praticiens, surtout les généralistes, sont plus humains que connaisseurs du
droit et c'est tant mieux!

15 décembre 2008

Prédire le risque d'Alzheimer 10 ans plus tôt

Une équipe INSERM de Bordeaux a étudié l'apparition des symptômes de la maladie d'Alzheimer. La maladie évolue silencieusement pendant près de 10 ans. Il serait possible de définir des populations à risque avant le stade de démence et même de poser le diagnostic trois ans plus tôt.

« L'intérêt de notre étude est d'apporter une preuve argumentée qu'il existe une phase longue et silencieuse dans la maladie d'Alzheimer », explique Héléna Amiéva, INSERM U897 à Bordeaux et premier auteur de l'étude de cohorte de 14 ans sur l'émergence des symptômes cliniques de la maladie.

« Même si les symptômes ne sont pas visibles à l'œil nu, ils sont présents et décelables à l'aide de certains tests. Près de 10 ans avant le stade de démence, il est possible de définir des groupes de sujets à risque d'évoluer vers une maladie d'Alzheimer. L'étude montre même que le diagnostic pourrait être posé trois ans plus tôt puisque tous les symptômes sont présents. » Ce qui pourrait avoir des conséquences immédiates pour le suivi et, à l'avenir, pour le traitement.

› Dr I. D.

Quotimed.com, le 12/12/2008

Fin de vie : Jean Leonetti s’explique

À l’heure où le débat sur la fin de vie est régulièrement relancé à travers des cas très médiatisés comme celui de Chantal Sébire ou, il y a quelques années, de Vincent Humbert, le Dr Leonetti, pour les sites quotimed.com et univadis.fr, s’explique. Et il n’y va pas par quatre chemins : oui, sa loi de 2005 sur la fin de vie est mal appliquée, non le " droit de mourir " n’est pas la solution. Il s’adresse aux médecins pour leur permettre d’adopter l’attitude pratique la plus opportune face à ces situations complexes et, chaque fois, individuelles.

interview pour le journal "le quotidien du médecin" à écouter :

http://www.quotimed.com/web/index.cfm?fuseaction=viewvide...