24 janvier 2012
Les Français et l'euthanasie
84% sont favorables à ce qu'elle soit autorisée dans certains cas, quand une personne atteinte d'une maladie incurable la réclame. C'est quasiment le même résultat qu'en 2009 (86%)
*Enquête réalisée par téléphone les 16 et 17 décembre 2011 sur un échantillon de 971 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
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NOTRE PROCHAINE RENCONTRE à VANNES
Notre prochaine rencontre
à Vannes
se tiendra le lundi 6 février 2012
à 14h30
à la Maison de quartier de Kercado
Place de Cuxhaven
avec un grand parking
le débat démocratique sur notre fin de vie vous intérêsse
retrouvons-nous ensemble pour en discutter et l'enrichir
retrouvons nous pour assister et participer
à notre assemblée générale annuelle
Vous pouvez nous contacter au : 02.97.63.81.40
ou par mail : admd.morbihan@laposte.net
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Pensez à écrire vos volontés anticipées
et à choisir vos personnes de confiance
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NOTRE PROCHAINE RENCONTRE A LORIENT
Notre prochaine rencontre
à Lorient
se tiendra le samedi 18 février 2012
à 14h30
12 rue Colbert
Cité Allende
Salle A01
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Pensez à écrire vos volontés anticipées
et à choisir vos personnes de confiance
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Vous pouvez nous contacter au : 02.97.65.56.66
ou par mail : admd.morbihan@laposte.net
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24 janvier 2011
LETTRE OUVERTE AUX SENATEURS
Par un membre de l'ADMD du Morbihan :
Mon épouse a 80 ans, est clouée dans un lit médicalisé par une arthrite rhumatoïde aigue, sans espoir de guérison ni d’amélioration. Psychologiquement, c’est impossible à vivre. Elle reçoit des aides à domicile matin et soir pour sa toilette et est totalement dépendante de moi pour manger et boire.
Personnellement, j’en ai 85, suis presque aussi détruit au niveau des membres supérieurs, mais dois faire face pour répondre à ses besoins. Nous vivons de notre retraite dans une maison qui est le fruit de notre travail, payons nos impôts mais aimerions pouvoir disposer de notre fin de vie comme cela se fait dans d’autres pays tels la Suisse, les Pays-Bas, la Belgique pour ne citer que ces pays.
Nous avons 50 ans de vie commune derrière nous et avons élevé cinq enfants. Que faire lorsqu’elle demande à quitter ce monde ? Refuser son aide ou se mettre hors la loi ? Devons nous partir ensemble pour échapper à ce dilemme ?
Médicalement nous nous sommes battus jusqu’à ce jour. Les soins palliatifs ont leurs limites et les superbes maisons de retraite qu’on nous fait voir à la télévision ne sont pas à la portée financière des petites ou modestes retraites. De toute manière nous sommes pour le "Droit au Choix de Fin de Vie dans la Dignité" et ne voyons pas en quoi le fait d’imposer de vivre au prix de toutes sortes de souffrance peut servir.
Vous avez la possibilité le 25 janvier 2011 de mettre fin à ce genre de situation par votre vote. Nous ne cherchons pas à imposer notre point de vue à ceux dont les croyances peuvent être contraires aux nôtres, mais nous aimerions que les leurs ne nous soient pas imposées non plus.
Lors de la dernière guerre j’ai dû me mettre hors la loi pour entrer dans la Résistance et me battre au nom de la liberté et pour la France. Je n’avais pas 19 ans alors, et j’apprécierais qu’à 85 ans, je ne sois pas contraint d’en faire autant pour aider mon épouse à gravir le dernier bout de chemin qui, qu’on le veuille ou non, s’impose à tous.
Prendre un médicament pour s’endormir et ne plus se réveiller comme cela peut se faire dans les pays précités, ne serait-ce pas plus humain ? Chacun pouvant décider de son choix.
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20 janvier 2011
Au Sénat, le débat sur l'euthanasie reprend vie
Un texte visant à élargir le cadre de «l'assistance médicalisée pour mourir» a été adopté en commission mardi. Vraie avancée ou coup de frein aux soins palliatifs?
Par CORDÃLIA BONAL ( Libération du 21 janvier 2011 )
Les lignes seraient-elles en train de bouger sur l'euthanasie? Le difficile débat sur la fin de vie s'est frayé une nouvelle brèche au Parlement ce mardi avec l'adoption, en commission des affaire sociales, d'un texte visant à élargir le cadre de «l'assistance médicalisée pour mourir». Fusion de trois propositions de lois déposées respectivement par des membres du groupe socialiste, du groupe CRC-SPG (communistes et Parti de gauche) mais aussi par un sénateur UMP, Alain Fouché, le texte, adopté à 25 voix contre 19 et deux abstentions, sera examiné en séance publique le 25 janvier.
En quoi se distingue-t-il de la loi Leonetti de 2005, dont le principe est le «laisser mourir», plutôt que le «faire mourir»? «La loi Leonetti est une réelle avancée, mais elle ne règle pas l'ensemble des cas», justifie Jean-Pierre Godefroy (PS), rapporteur du texte. «Les malades qui ne sont pas en fin de vie, comme c'était le cas pour Vincent Humbert par exemple, ou qui ne sont pas en position de demander une aide à mourir se heurtent à un vide juridique. Plutôt que de s'en remettre aux juges, il faut aujourd'hui un cadre juridique qui permette à ces personnes d'avoir un recours, et ce dans de bonnes conditions, entourés de leur proches et des médecins.»
Aussi l'article premier du texte (à lire ici) dispose-t-il que «toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier (...) d'une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur». Et ce à certaines conditions: plusieurs médecins doivent s'assurer du caractère libre et éclairé de la demande, un délais de deux fois huit jours est prévu, le malade peut à tout moment révoquer sa demande... Si celle-ci est reconnue, «l'assistance médicalisée doit pouvoir être apportée».
Un texte «d'une rare complexité»
Pour les cas où un malade n'aurait plus les moyens de formuler sa volonté, il est prévu que tout un chacun puisse déposer auprès d'une commission ad hoc des «directives anticipées relatives à la fin de vie», révocables et renouvelables, et désigner des personnes de confiance qui représenteront sa volonté le moment venu.
«Ce texte n'est pas en opposition avec les soins palliatifs, mais au contraire complémentaire», insiste Jean-Pierre Godefroy pour arrondir les angles, la loi Leonetti étant entièrement construite autour de la «culture palliative».
Ce que maintient d'ailleurs fermement Jean Leonetti, qui éreinte un texte «bricolé» et «d'une rare complexité»: «Aucun médecin ne vous dira que l'euthanasie est complémentaire des soins palliatifs, ce sont deux notions antinomiques, deux cultures différentes. L'euthanasie, c'est tuer le malade, tandis que les soins palliatifs, en soulageant, en accompagnant, visent à tuer les causes de la demande de mort.» Mais pour les cas particulier ? «Le suicide n'est pas un acte incriminé dans le droit, l'exception d'euthanasie existe en France», répond le député (UMP) des Alpes-Maritimes, qui voit un autre danger à ce texte: «Autoriser de manière large et brutale l'euthanasie non seulement donnerait un coup de frein aux soins palliatifs, mais enverrait un message désastreux aux personnes fragiles.»
Contre-attaque
Que diront les sénateurs? La question déborde le clivage droite gauche, mais les chances pour que le texte passe restent minces. Des parlementaires UMP, regroupés autour du député UMP Jean-Marc Nesme dans une «entente parlementaire visant à refuser l’euthanasie et à développer un accès aux soins palliatifs» ont aussitôt contre-attaqué mardi dans un communiqué fustigeant une proposition de loi «dangereuse et incompatible avec le souci du gouvernement d’une meilleure prise en charge de la dépendance». En face, le président du groupe PS au Sénat, Jean-Pierre Bel, plébiscite un texte qui «donne suffisamment de garanties, ce n’est surtout pas une proposition qui permettrait d’éliminer les plus faibles, elle garantit la liberté de choix de tout individu à vouloir finir sa vie comme il l’entend».
Les Français sont dans une large majorité favorables à l'euthanasie (94% sont pour une loi l'autorisant de façon encadrée, en cas de maladies «insupportables et incurables» selon un sondage Ifop pour Sud Ouest Dimanche publié fin octobre). Mais la précédente tentative parlementaire, portée par les socialistes, avait été largement retoquée à l'Assemblée fin novembre par 326 voix contre 202.
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16 juin 2010
la méconnaissance de la loi Léonetti !
| Le Médiateur relaie son témoignage sur la loi Leonetti L’anesthésiste qui veut briser un tabou médical La dernière lettre d’information du pôle santé-sécurité des soins du Médiateur de la République met en ligne le témoignage du Dr Bernard Abry, médecin anesthésiste-réanimateur, au sujet de la méconnaissance générale, chez les soignants comme chez les patients, de la loi Leonetti sur la fin de vie. Le praticien, qui déplore le poids d’un tabou persistant chez les médecins, souhaite lancer un débat citoyen que le Médiateur veut relayer, pour mettre fin à des situations d’incompréhension multiples. |
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14:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
émission de télévision à suivre
Mardi 22 juin 2010 à 20h30
sur France 5
émission avec le service écoute de l'ADMD
et interview de Jean-luc Romero, le président
14:18 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 juin 2010
aux assises du calvados
Un retraité comparaît à partir de ce matin devant les assises du Calvados pour avoir assisté le suicide de son épouse malade.
Il encourt la perpétuité.
09:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13 janvier 2010
Réunion publique sur le thème "Alzheimer et grande vieillesse"
Samedi 23 janvier 2010 à 14h30
à la Maison de Quartier de Kercado
à Vannes
place de Cuxhaven, à côté du commissariat de Police.
un parking gratuit est à votre disposition.
Réunion publique sur le thème
"Alzheimer et grande vieillesse"
avec la présence de Claire BAZIN,
déléguée ADMD 22.
Quelles réponses à nos inquiétudes ?
Pour réflêchir ensemble, s'exprimer, témoigner.
Pour préciser nos idées et nos projets.
Il est temps d'ouvrir un débat libre sur ce sujet.
Nous avons le droit de nous faire entendre
comment préparer notre avenir ?
quels messages devons nous faire remonter ?
09:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26 novembre 2009
*** Notre assemblée générale annuelle ***
Notre assemblée générale annuelle se tiendra le samedi 28 novembre 2009 à 15h00
au théatre Anne de Bretagne ou anciennement Palais des Arts, place de Bretagne à Vannes.
Rejoignez nous pour préciser nos espoirs et nos actions pour 2010
Retrouvons nous ensemble pour débattre sur notre fin de vie
le bureau de l'ADMD du Morbihan
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L'Assemblée rejette un texte légalisant l'euthanasie

Ce texte transcendait les clivages politiques, les quatre groupes ayant accordé la liberté de vote à chacun de leurs membres. Les groupes UMP et du Nouveau Centre (NC) ont néanmoins très majoritairement voté contre, comme les centristes du MoDem. Le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) a quant à lui voté pour.
Le texte dispose que "toute personne majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée et qu'elle juge insupportable, peut demander à bénéficier, dans les conditions strictes" prévues dans le code de la santé publique, "d'une assistance médicalisée pour mourir dans la dignité". "Ce texte place la personne humaine au centre de toute décision", a dit Laurent Fabius (PS), affirmant que cette proposition de loi proposait "davantage de fraternité", "davantage d'égalité", et "davantage de liberté".
"Cette proposition de loi conduit à un changement de repères dans notre société", a pour sa part affirmé l'UMP Jean Leonetti qui a mené la bataille contre ce texte. Plusieurs dizaines de militants de l'Alliance pour les droits de la vie étaient venus manifester jeudi dernier aux abords de l'Assemblée nationale pour dénoncer cette proposition de loi qui, affirment-ils, "vise à ouvrir la porte à l'euthanasie dans notre pays". En revanche, l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), que préside Jean-Luc Romero, a apporté, dans un communiqué, son soutien à cette proposition de loi.
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23 novembre 2009
une émission à écouter
ci-dessous un lien vers un débat sur la fin de vie :
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20 novembre 2009
L’euthanasie provoque des remous dans l’hémicycle
Les députés du groupe socialiste ont quitté l'hémicycle ce jeudi lors du débat sur leur proposition de loi pour « finir sa vie dans la dignité », Roselyne Bachelot ayant demandé, au nom du gouvernement, la réserve du vote des articles et du texte. Le chef de file des députés PS Jean-Marc Ayrault est parti avec les députés de son groupe, évoquant une « humiliation ».
Le rapporteur socialiste de la commission des Affaires sociales, Manuel Valls, qui défendait le texte, a plaidé pour un véritable « droit général à l'euthanasie », refusant « l'hypocrisie » car « l'euthanasie est en réalité une pratique courante dans de nombreux centres de soins ». La ministre de la Santé a répondu que la loi du 22 avril 2005, dite loi Leonetti, avait constitué « une avancée considérable dans le débat sur la fin de vie ».
L'UMP Henriette Martinez, militante de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité et qui revendique « l'ultime liberté », a regretté « que l'UMP ne se soit pas saisie de ce sujet ». Une opinion partagée par Jacques Desallangre (PG), pour qui la loi Leonetti « n'est qu'une étape », demeurant « insuffisante ».
Michel Vaxès (PCF) a en revanche plaidé la cause des soins palliatifs, déclarant que « l'urgence » était d'obtenir « que l'État leur donne les moyens de s'exprimer pleinement et partout ». Les députés de la majorité avaient déjà rejeté ce texte sur l'euthanasie en commission.
› S. H.
Quotimed.com, le 19/11/2009
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12 novembre 2009
l'acharnement thérapeutique condamné !
merci de cliquer sur cette page pour lire l'article :
http://laposte.lci.fr/france/justice/2009-11/pour-la-prem...
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27 avril 2009
Les Suisses se fachent contre Leonetti
15 Décembre 2008 Par Daniel Carré ( Médiapart )
Rien n’arrête Jean Leonetti . Il grossièrement déformer la situation belge concernant l’euthanasie. Les Suisses aussi s’insurgent de sa description de la fin de vie dans leurs cantons !
Ci-après, vous lirez la lettre ouverte d’Elke Baezer à Monsieur Leonetti.
Non, Monsieur Léonetti !
Vous avez tort de prétendre que ceux qui demandent à mourir le font par un sentiment d'abandon ou par solitude, qu'ils se trouvent à l'hôpital ou à domicile.
Prenez juste les cas les plus médiatisés en France récemment : Chantal Sébire était bien entourée, aimée, soignée par sa famille.
Vincent Humbert n'a jamais été abandonné, ni par sa mère, ni par sa famille, ni par ses amis.
Prenez le cas de Rémy Salvat, vivant au mieux malgré son handicap, soutenu par ses proches jusqu'au jour de sa mort choisie.
Pensez à Ramon Sampedro que son frère et sa belle-soeur ont soigné de la façon la plus dévouée dans leur maison pendant 26 ans. Il avait des visites, il pouvait communiquer, il a écrit ou plutôt fait écrire des poèmes, des réflexions bouleversantes.
Souvenez-vous de P-Giorgio Welby, de Diane Pretty, de Maja Simon et j'en passe.
Aucune de ces personnes n'a choisi de mourir par solitude, par abandon, mais bien à cause de leurs souffrances, morales plus encore que physiques. Toutes ces personnes ont refusé d'avancer encore sur leur lente et irrémédiable descente aux enfers. Ils ont refusé d'attendre le moment à partir duquel ils n'auraient plus été maîtres de leur destin et de leurs propres décisions. La mort ne leur faisait pas peur, mais une agonie interminable sous les yeux de leurs proches.
Et pas question pour eux d'accepter votre "solution": la sédation terminale, justement parce qu'ils voulaient eux-mêmes décider jusqu'au bout du jour et de l'heure de leur mort. Céder cette décision, la plus importante, la plus intime de leur vie à des tierces personnes eut été ressenti par eux comme une main-mise extérieure, exactement le contraire de leurs convictions.
Depuis plus de 20 ans, j'assiste des membres d'EXIT en Suisse lors de leur auto-délivrance. Je ne provoque rien, mais je les aide à mourir selon les règles très strictes d'EXIT et en accord avec la loi suisse. Il est vrai : ils n'étaient pas tous mourants, sinon, le médecin, en application des directives de l'Association Suisse des Sciences Médicales, aurait été en droit d'abréger leur agonie en augmentant les doses d'anesthésiants jusqu'à ce que mort s'ensuive. Mais ceux qui s'adressent à EXIT (65 000 adhérents en Suisse) ont une autre conception de leur fin. Religieux ou pas, croyants ou pas, ils préfèrent s'en aller tant que la décision leur appartient encore. Il est bien possible que de par votre spécialité en médecine, peut-être aussi par manque de confiance de la part de vos patients, vous n'ayez jamais été confronté à de telles demandes de mort volontaire, que vous n'ayez donc pas pu acquérir cette expérience-ci.
Je ne peux pas et je ne voudrais pas vous inviter à m'accompagner une fois lors d'une telle démarche, car la mort d'une personne n'est pas un acte public. C'est sa dernière intimité, sa dernière dignité qu'il faut respecter absolument.
Mais croyez-moi, croyez les témoignages de tous ceux qui y ont assisté : cette façon de s'éteindre doucement, dans les minutes qui suivent la prise du médicament, dans les bras des proches, entouré de leur amour, en ayant pu se préparer au deuil ensemble, ressemble beaucoup plus à l'idéal ancestral de la mort, que de devoir attendre des jours ou des semaines extrêmement pénibles, insupportables, jusqu'à ce que le père, la mère meurent de soif et de faim dans un coma artificiel interminable.
Arrêtez enfin cette hypocrisie criante de nous vanter les avantages de la sédation terminale, et ayez le courage et l'honnêteté d'avouer que l'intention est toujours de donner la mort.
L'auto-détermination , la volonté et la capacité de choisir soi-même parmi les possibilités accessibles, y compris les soins palliatifs, y compris l'assistance à l'auto-délivrance, y compris les différentes formes d'euthanasie dans des circonstances contrôlables, en toute transparence, c'est ce que plus de 80 % de la population française et des autres pays européens désirent, selon les sondages effectués régulièrement.
Nos sociétés modernes, laïques, instruites, refusent toute mise sous tutelle et tout paternalisme, même avec la meilleure des intentions. Vous n'arriverez plus à revenir en arrière.
Elke Baezner
présidente DGHS Allemagne
ex-présidente d'EXIT Deutsche Schweiz
ex-présidente de la Fédération Européenne des Right-to-Die Societies
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17 avril 2009
Journée européenne pour le droit des patients
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16 avril 2009
La clinique Océane à Vannes pourrait perdre des services
La "longue" marche des médecins et des personnels
Le 30 avril, le service de réanimation de la clinique Océane à Vannes (Morbihan) fermera ses portes. Le 30 juin, ce sera au tour des urgences. La décision a été prise par la direction du groupe Vitalia, propriétaire de la clinique. Motif : le refus de l’Agence régionale de l’hospitalisation (ARH) de financer ces activités et qui préfère parler de « régularisation ». Une marche de protestation des médecins et des personnels aura lieu samedi, 18 avril.
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Lettre ouverte à monsieur le député Jean Léonetti
Une lettre concernant la partie du rapport qui a trait à la Belgique
Monsieur le député,
Lorsque nous nous sommes rencontrés, à votre demande, dans les salons de l'ambassade de france à bruxelles le 19 novembre dernier, je n'avais certes pas la naïveté de penser que je pouvais vous convaincre du progrés majeur que constitue la législation belge dans la gestion de la fin de vie des grands malades. Il était notoire que vous aviez mission de démontrer le contraire.
En ma qualité de membre de la Commission fédérale de contrôle de l'euthanasie chargé de préparer les rapports biannuels au parlement sur l'application de la législation relative à l'euthanasie, je disposais de toutes les données nécessaires pour vous permettre de mener votre mission correctement et je me suis éfforcé de vous les communiquer avec précision et objectivité.
Je regette de constater que le rapport que vous avez déposé à l'Assemblée Nationale les ignore ou les déforme, ne fait que ressasser des arguments dont six années de pratique de l'euthanasie ont démontré l'inanité et vise à donner l'impression que la législation belge rend « trop façile » le recours à l'euthanasie, improprement qualifiée de « droit à la mort ». la partie de votre rapport qui a trait à la Belgique mérite d'être sérieusement rectifiée.
Contrairement à votre affirmation, les soins palliatifs ne sont pas « négligés » en Belgique; ils sont extrêmenent développés et tout a été mis en oeuvre pour permettre aux mourants d'en bénéficier, notamment à domicile. Le fait que les rapports médicaux concernant la plupart des euthanasies pratiquées mentionnent que les patients en avaient bénéficié pendant des semaines ou des mois en est une preuve tangible.
Contrairement à votre affirmation selon laquelle il serait « manifeste » que la législation n'a pas mis fin aux pratiques clandestines, je vous ai donné les indications et des références qui suggérent le contraire.
Contrairement à votre affirmation l'obligation faite au médecin qui refuse de pratiquer une euthanasie de transmettre le dossier à un confrére désigné par le patient, ne permet nullement à celui-ci de pratiquer l'euthanasie sans établir la relation suivie avec le patient que la loi exige.
Contrairement à votre affirmation, le contrôle des déclarations par la commission est extrêmement sérieux. Comme vous le savez mais ne le signalez pas, dans 20% des cas la commission s'adresse au médecin pour obtenir des précisions ou des rectifications. Je m'abstiendrai de qualifier le paragraphe ou vous ironisez sur un détail anecdotique qui a fait rectifier une omission d'une date de naissance ou une erreur dans l'indication du sexe du patient : vous vous permettez de l'opposer à un lambeau de phrase du rapport de la commission qui, lui a trait à la technique utilisée pour l'euthanasie ce qui suggère une contradiction ( « dans la très grande majorité des cas, l'euthanasie est pratiquée correctement ... « ). La suite de la phrase, que vous avez omise, le démontre : « ... en accord avec les données disponibles de la littérature médicale, en déduisant d'abord une inconscience profonde; dans tous les cas ou un commentaire accompagne la texhnique utilisée , il signale que le décès survient paisiblement en quelques minutes, fréquenment en présence des proches ».
On retrouve la même ambiguité quand vous estimez que « la procédure applicable en Belgique est déroutante par sa rapidité », un propos que vous illustrez par l'estimation que « le temps estimé pour remplir une déclaration d'euthanasie est de 30 minutes ». La « procédure » se limiterait-elle à la rédaction de la déclaration ? Et sur quelles bases pouvez-vous estimer que 30 minutes seraient insuffisantes pour répondre à un questionnaire qui vise à vérifier si les conditions et procédures légales ont été respectées ?
Les deux seuls brefs témoignages, d'ailleurs très peu convaincants, que vous incluez dans votre rapport, démontrent pour autant qu'une telle démonstration soirt nécéssaire, que vous n'avez pas cherché à établir un bilan impartial mais simplement à étayer un plaidoyer décidé par avance. Des centaines d'autres sont disponibles qui infirment vos positions.
Enfin, la menace désormais classique des « dérives », toujours brandie mais jamais vérifiée, est illustrée dans votre rapport par des propos divers. D'autres voix, qui réclament une restriction du champ d'application de la aloi, ne sont pas citées.
Les nostalgiques de l'interdiction de l'euthanasie ont, eux aussi, le droit à la parole et ne s'en privent pas. Le débat démocratique reste très ouvert dans notre pays. J'espére qu'il en sera de même dans la France d'aujourd'hui et que votre rapport ne l'étouffera pas.
Croyez, monsieur le Député, à l'assurance de mes sentiments distingués.
Docteur Marc Englert
professeur à l'ULB
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16 mars 2009
annonçe d'une conférence à Vannes le vendredi 3 avril 2009
La Délégation de l'ADMD Morbihan a le plaisir de vous inviter à la conférence :
PITIE POUR LES HOMMES
qui se tiendra Vendredi 3 Avril à 18 heures
au Palais de Arts de VANNES
prononcée par le Docteur Denis LABAYLE
lui-même présenté par le Docteur Claudine LASSEN, Vice-Présidente de l'ADMD.
Le Docteur LABAYLE, chef de service hospitalier à la longue carrière, est un humaniste engagé. Il a initié en 2008 l'appel signé par plus de 2000 soignants qui ont reconnu avoir, en conscience, sur leur demande, aidé médicalement des patients à mourir avec décence parce que de façon certaine la maladie l'emportait sur leurs thérapeutiques et parce que malgré des traitements adaptés, les souffrances physiques et psychologiques de ces patients leur rendaient la vie intolérable.
L'entrée sera gratuite et ouverte à tous. Vous pouvez y inviter amis ou connaissances.
Dans l'attente du plaisir de vous y rencontrer,
Dolly SAVARY
Déléguée départementale
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13 février 2009
Arrêts de traitement en fin de vie
Proposition pour la modification du code de déontologie
Le Conseil national de l’Ordre a approuvé la nouvelle rédaction de l’article 37 du code de déontologie qu’il propose à Roselyne Bachelot. Il s’agit, comme le souhaitait d’ailleurs la mission Leonetti, de préciser l’obligation du médecin de recourir à des traitements antalgiques et sédatifs en cas d’arrêt de traitement actif en fin de vie.
Le Quotidien du médecin du 13/02/2009
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